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Chronique littéraire

Publié le par Sonia Alain

Chronique littéraire

Par Sonia Alain, La Métropole

Le 26 novembre 2013

L’ÂME D’UNE DÉTECTIVE : DÉESSE DE GLACE

Un roman policier très factuel sur un sujet peu commun; les rites sataniques. Tout au long de l’enquête, on suit l’intrigue presque en temps réel. Lorsque les policiers piétinent, le lecteur le fait également, quand il y a une avancée, les événements se bousculent. Ce qui est étonnant, c’est de voir comment la justice se révèle parfois impuissante à bouger, si bien que l’on comprend la frustration des détectives au moment où ils se retrouvent confrontés à ce genre de situation. À la fin, le scénario se resserre davantage, créant un suspense au moment du dénouement.

Le corps sans vie d’une jeune femme est découvert sur le campus universitaire de McGill, plus précisément tout près de la Faculté de médecine, ce qui n’est pas sans intriguer les deux enquêteurs chargés de l’affaire. Fait surprenant, la victime n’est pas la première, et serait reliée à deux autres crimes. Rebecca, la dernière victime en lice ressemble à une déesse endormie. Ses cheveux sont bien placés, son visage est maquillé, et elle tient entre ses mains une gerbe de roses blanches. Étant donné que les meurtres ont lieu lors de tempêtes de neige, il faut trouver rapidement qui est le meurtrier, avant que celui-ci ne récidive.

Boris et Martine sont les deux policiers qui enquêtent sur cette histoire macabre. Entre eux, une ancienne relation amoureuse flotte comme une ombre sur leur existence, ce qui fait que leurs rapports sont parfois tendus.

Une nouvelle enquête qui s’annonce difficile pour les deux détectives.

VOICI UN EXTRAIT

L’âme d’une détective : Déesses de glace, Danielle Dumais, Éditions ADA, 2013

« Complètement absorbée dans ses pensées, Martine n’entendit rien. Comme elle ne bougeait pas, Boris crut bon de l’avertir gentiment. - Martine, il faut lui laisser la place. Cette fois-ci, elle comprit et se releva. La clarté de ce début de matinée dévoilait une déesse de glace. Comme un artiste voulant atténuer l’horreur de la mort, un voile de neige homogénéisait ses cheveux blonds, sa tunique blanche et ses roses blanches avec le tapis blanc fraîchement tombé. »

Bonne lecture!

La Métropole

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