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Une cuillère à soupe de fantastique, une bonne poignée de mythes et légendes et un soupçon d’érotisme

Publié le par Sonia Alain

Une cuillère à soupe de fantastique, une bonne poignée de mythes et légendes et un soupçon d’érotisme

par Léonie Pelletier, site des Éditions AdA

Mai 2014

Sonia Alain est la mixologue des auteurs. Déjà à son cinquième romans publié, elle réussi très bien à entrecroiser plusieurs styles d’écriture. Rencontre avec une femme passionnée par le genre fantastique et historique.

Comment être passée d’éducatrice à auteure ? Quel a été l’élément déclencheur vous dirigeant vers l’écriture ?

J’ai toujours eu une prédilection pour l’écriture. En fait, depuis mon adolescence je prends plaisir à écrire des histoires. Déjà à cette époque, c’était une passion pour moi. Lorsque j’étais éducatrice en garderie, j’écrivais même pendant mon heure de pause.

J’aime beaucoup lire des romans historiques, ainsi que des romans fantastiques. Pour moi, il était naturel d’en venir un jour à écrire le genre d’histoire que j’aimais lire, de faire vivre des personnages sous ma plume.

Comment divisez-vous votre temps d’écriture ? Quel est votre rituel d’écriture ?

J’écris depuis peu à temps plein, car je prends moins de contrats désormais. Ce qui me permet de m’installer dès 8h30 à mon bureau pour écrire, et cela jusqu’à l’arrivée des enfants de l’école. Je prends quelques petites pauses dans la journée pour promouvoir mes romans sur le web, puis je retourne à l’écriture.

Étant donné que j’écris à la main dans un cahier, il me faut recopier le tout à l’ordinateur par la suite. Je retranscris mon récit en fin d’après-midi, lorsque je suis moins enclin à la composition.

Je mets toujours une musique d’ambiance pour entrer dans ma bulle, je ferme les yeux et je visualise mon personnage masculin. Je l’imagine en interaction avec mon héroïne dans une scène ou deux, puis je commence à écrire. La musique m’aide beaucoup à me concentrer. De plus, j’écris toujours avec mon crayon à mine fétiche.

Vous entrecroisez à merveille le réel et le fantastique. Comment élaborer cette stratégie avec doigté ?

Je fais beaucoup de recherches avant de commencer mon projet d’écriture. Je suis très méticuleuse à ce sujet. Je collecte une panoplie d’informations, ce qui me donne de la matière très intéressante lorsque je commence à écrire, et nourris mon imagination.

Je fais en sorte que l’information réelle coïncide harmonieusement avec les éléments fantastiques de façon à jouer sur l’hypothèse « et si c’était réel… ».

Vous semblez faire énormément de recherches autant au niveau des faits historiques et des légendes qu’au niveau réel du monde tel qu’on le connaît, géographiquement parlant par exemple. Comment retracer tous ces faits ? Allez-vous sur les lieux, sont-ils inspirés de votre vie ?

Ce sont soit des lieux que je connais très bien et qui sont chers à mon cœur; comme la Gaspésie et le Bas-du-Fleuve, car il faut dire que je suis native de cette région. Ou bien, il s’agit d’endroits que j’aimerais beaucoup visiter et qui me fascinent depuis longtemps, comme l’Écosse et les Highlands par exemple. D’ailleurs, je me promets bien un jour de visiter ce merveilleux pays.

Pour ce qui est du contexte historique, j’adore tout ce qui se rapproche de près ou de loin à la culture celtique, à la tradition écossaise ancestrale. J’aime aussi beaucoup découvrir les mythes et les légendes, cela m’intrigue.

Je collecte les faits, puis je les classe sur des cartons par catégorie. Cela me permet d’accéder rapidement à l’information. Je fais des recherches dans les livres et sur le web. Je trouve plusieurs images qui illustrent bien les lieux, les personnes ou les objets, de façon à pouvoir mieux les décrire par la suite.

Pourquoi mettre de l’érotisme dans vos livres ? D’où vient cet intérêt ?

J’adore mêler ce genre à mes récits, cela met un peu plus de piquant à mes histoires. J’aime jouer sur ce volet de différentes façons, faire ressentir des émotions diverses aux lecteurs. Pour moi, une romance se doit d’avoir sa dose d’amour, d’aventure, de mystère et aussi d’érotisme… Cela me permet aussi de jouer plus en profondeur sur certains volets qui touchent la personnalité de mes personnages, ce qui les rend plus intenses.

La structure de la série des Gardiens des portes est plutôt particulière. Les livres sont indépendants les uns des autres, tout en ayant un mince fil conducteur qui mènera au dévoilement final dans le quatrième livre. D’où vient cette idée originale ?

C’est une tendance que j’ai découverte dans les romans anglais. Je trouve le concept intéressant, car cela permet de bâtir différentes histoires en une même série. Je peux ainsi toucher à différents sujets, tout en gardant un même fil conducteur. Cela offre une panoplie de possibilités. De cette façon, les lecteurs ont aussi la satisfaction d’avoir un dénouement à la fin de chacun des tomes.

Malgré tout, cela implique aussi qu’il faut garder en tête le fil conducteur (la trame de fond) d’un tome à un autre, dévoiler peu à peu certaines informations dans le bon ordre, et s’assurer que le tout s’emboite bien.

Quels-sont vos prochains projets mis à part vos troisième et quatrième tomes des Gardiens des portes ?

Une belle romance historique qui se déroulera au début des années 1900 au Québec, en Europe, ainsi qu’en Afrique. Les deux personnages principaux seront Adélaïde de Beauchamp et Aidan MacBain, deux êtres très intéressants, tourmentés, sensibles et mystérieux. Le titre principal sera « D’amour et de haine ». Il y aura 3 tomes en tout. À suivre…

Questions des internautes :

Avant tu écrivais des romans historiques. Comment as-tu choisi ton nouveau sujet et le différent genre ? - Jacques Goyette

J’aime autant lire de l’historique que du fantastique. J’avais le goût de marier les deux genres littéraires dans ma nouvelle série. Il me fallait donc un sujet qui se prêterait bien aux deux styles, c’est pourquoi j’ai arrêté mon choix sur les légendes et les mythes. Il me fallait aussi des personnages qui me permettraient d’évoluer à travers le temps, d’où l’intérêt de Marcus qui est âgé de 2700 ans et de Keith qui vie derrière un voile magique selon un mode ancestral. De cette façon, je pouvais jouer sur le volet historique, tout en évoluant dans le fantastique.

Éditions AdA

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