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Une chronique sur Le Globe

Publié le par Sonia Alain

Une chronique sur Le Globe

Par Sonia Alain, Le Globe

Le 17 juin 2013

Entrevue – Histoire érotique pour adultes consentants de Sylvie Ouellette

Un roman qui n’a pas froid aux yeux, mais qui se révèle des plus fiévreux…

Déshabillez-vous

L’histoire est très bien écrite, et surtout chargée d’érotisme, ou hommes et femmes partagent des fantasmes similaires. Vous découvrirez à l’intérieur de ce roman une quête du plaisir qui ne souffre aucune restriction, ou les antagonistes explorent parfois des accessoires dans des salles pour le moins des plus inusitées.

Judith, une jeune infirmière, entame un nouveau travail dans la Clinique Dorchester, un centre spécialisé en chirurgie esthétique. Rapidement, elle découvre que sous ses dehors de respectabilité, se cache un aspect beaucoup plus lubrique.

En fait, le personnel de la clinique adopte des comportements des plus libertins, non seulement avec sa clientèle aisée, mais également entre eux. Alors que certains employés se révèlent fort complaisants et attentionnés, d’autres sont des plus dominateurs. De plus, des pièces secrètes se cachent entre les murs de la clinique et parfois, certaines salles semblent ne pas servir uniquement qu’aux soins de santé.

Judith goûtera peu à peu à cette médecine peu orthodoxe, mais qui la laissera patoise de contentement…

Voici un extrait

Déshabillez-vous, Sylvie Ouellette, Guy Saint-Jean éditeur, 2013

Car la pièce était faite pour cela, d’après ce que pouvait voir Judith. C’était un lieu où les gens venaient vivre leurs fantasmes sans s’imposer aux autres. Tout avait été soigneusement conçu pour offrir une large gamme de mises en scène, dans le respect de la tradition médicale ancienne, tout cela rempli d’imagination et de mystère, d’excitation et de lubricité.

Plus que jamais, elle comprenait le sens des paroles de Desmond : savoir la vérité, c’est une chose, mais la découvrir avec son corps, c’est beaucoup mieux.

Entrevue

Pourquoi des romans érotiques?

Et pourquoi pas des romans érotiques? Il y a un public pour tout. Les gens lisent des romans pour sortir de leur ordinaire, rêver, voyager, s’attacher à un personnage, et vivre dans sa peau, à la limite. Le roman érotique n’est qu’une autre façon de faire tout ça. Et il est intemporel : il y a toujours eu, il y a encore, et il y aura toujours des romans plus épicés. C’est un des rares genres qui ne passera jamais, à mon avis. Et comme chaque année il y a un jeune public qui atteint l’âge d’en lire, la relève est assurée. Même en 2013, quand on pense qu’on a tout vu, tout entendu, et qu’on vit dans une société où le sexe est omniprésent, l’érotisme conserve toujours ce goût de fruit défendu qui fait qu’on est encore incapable d’en parler sans rougir ou rire nerveusement. C’est ce qui fait son attrait. Surtout maintenant avec l’avènement du livre électronique, qui rend l’achat plus anonyme et aisé.

Où trouvez-vous vos idées pour l’élaboration de vos histoires?

Au départ, j’ai commencé à écrire de l’érotisme à une époque de ma vie où j’étais célibataire et sans enfants. J’avais à peine 30 ans et de l’imagination à revendre. Dès que j’ai osé parler de ce que j’écrivais, je me suis mise à recevoir toutes sortes de confidences et d’anecdotes qui, vraies ou fausses, m’ont tout de même fourni beaucoup de matériel. Bien entendu, comme ça reste un roman, il faut élaborer une trame, définir des personnages, leur donner une vie. Et tout bon roman érotique qui se respecte doit avoir comme trame de fond ou fil conducteur une histoire basée sur le sexe, que ce soit un éveil, une quête, une conquête, etc. On ne peut pas simplement écrire un polar ou un roman de science-fiction et y ajouter quelques passages plus épicés – ce n’est pas de l’érotisme.

Comment réagissent les lecteurs à la suite de votre récit?

La réaction survient surtout lorsqu’ils me rencontrent. J’entends toutes sortes de variations du genre «t’as tellement pas l’air de ça», comme s’il fallait avoir un physique particulier, une façon de s’habiller ou une expérience de vie débridée pour pouvoir écrire de l’érotisme. Puis, bien entendu, suivent souvent les blagues salaces, à savoir «est-ce que vous écrivez à partir d’expériences personnelles?» – ce à quoi je ne réponds même plus désormais.

De quelle façon présentez-vous votre roman au public?

En général, la promotion se fait beaucoup de bouche à oreille. Vu la nature des romans, ce n’est pas le genre de chose que j’irais claironner sur les toits, mais je ne m’en cache pas ni ne m’en défends non plus. Le lectorat me trouve assez aisément. Les amateurs d’érotisme savent où chercher.

Pour suivre l’auteure, vous pouvez la retrouver sur :

Liste complète de ses parutions

  • Le Secret du Docteur Barry, JCL Éditeur, Saguenay, 2012
  • Maria Monk, VLB Éditeur, Montréal, 2007
  • Sexy sashimi (traduction de Jasmine Blossoms), VLB Éditeur, Montréal, 2006
  • Une Libertine en Nouvelle-France (traduction de The King’s Girl), VLB Éditeur, Montréal, 2005
  • Jasmine Blossoms, collection Black Lace, Virgin Publishing, London, 1997
  • The King’s Girl, collection Black Lace, Virgin Publishing, London, 1996
  • Healing Passion, collection Black Lace, Virgin Publishing, London, 1995

Le Globe

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