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- Qui suis-je? - SONIA ALAIN

BIOGRAPHIE

Je suis née à Matane (Canada) en 1968.

J'ai passé mon enfance dans la région du Bas-du-Fleuve et mon adolescence en Montérégie. Entre temps, à l'âge de 12 ans, j'ai habité pendant une période de 8 mois au Cameroun en Afrique.

ÉDUCATION

J'ai étudié à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) où j'ai obtenu un certificat en éducation en milieu de garde.

J'ai fait mes études collégiales au CÉGEP de Saint-Hyacinthe, où j'ai obtenu un DEC en science humaine.

J'ai aussi obtenu une attestation en techniques d’éducation en service de garde du Collège Édouard-Montpetit à Longueuil.

TRAVAIL

Je donne plusieurs conférences dans les bibliothèques, clubs de livres, groupes, etc. : "La vie au Moyen Âge" | "Des légendes et des lieux" | "Rome à l'Époque romaine" | « La vie d’auteur ». Voir la section "Conférences & Animation" pour en savoir plus à ce propos.

Je suis également relationniste pour Les Ateliers du Petit Prince.

J’ai été formatrice dans le domaine de la petite enfance pendant plus d’une quinzaine d’années.

J'ai été aussi chargée de cours et j'ai fait de la supervision de stages en technique de service de garde pendant deux ans au Collège Édouard-Montpetit (CÉGEP).

J'ai également été éducatrice en garderie pendant dix années.

AUTEURE

J'écris des romans depuis quelques années déjà.

J'ai commencé par une romance historique (en 3 tomes), pour ensuite me lancer dans une série fantastique (en 4 tomes), et également une romance érotique/thriller.

Je vous invite d'ailleurs à parcourir mon blogue pour en savoir davantage à ce sujet.

CHRONIQUEUSE LITTÉRAIRE ET CULTURELLE

Je rédige des chroniques dans différents médias web, dont "La Métropole" et "Les Rives Littéraires". Je consacre mes chroniques littéraires à la promotion des livres québécois, tant jeunesse qu'adulte.

Par le passé, j'ai écrit des articles en lien avec la petite enfance dans deux revues "Interaction" et "ZéroSix", ainsi que sur le site Internet Petit Monde. J'ai aussi tenu une chronique dans la revue "La Culbute"; Les coups de cœur de Sonia. J'ai également fait partie du comité de rédaction de la revue "ZéroSix".

AFFILIATIONS PROFESSIONNELLES

Membre de l'Union des écrivains québécois (UNEQ)

Membre de l'Association des Auteurs de la Montérégie (AAM)

Membre du Conseil montérégien de la culture et des communications (CMCC)

Membre de l'Association des Écrivains Francophones d'Amérique (ÉFA)

BIBLIOGRAPHIE

La dame de Knox : Le masque (tome 1), Sonia Alain, Éditions Pochette, 2017

L'ivre Coeur 2017, recueil de nouvelles de plusieurs auteures, Éditions L'ivre-Book, 2017

D'amour et de haine : La trahison (tome 2), Sonia Alain, Éditions AdA, 2016

D'amour et de haine : Quand tout bascule (tome 1), Sonia Alain, Éditions AdA, 2016

Annabel et Max, adultes consentants, Sonia Alain, Les Éditeurs Réunis, 2016

Les gardiens des portes : Amélie (tome 3), Sonia Alain, Éditions AdA, juin 2015

Les gardiens des portes : Alicia (tome 2), Sonia Alain, Éditions AdA, 2014

Les gardiens des portes : Abbygaelle (tome 1), Sonia Alain, Éditions AdA, 2014

L'amour au temps de la Guerre de Cent Ans : L'insoumission (tome 2), Sonia Alain, Les Éditeurs Réunis, 2013

L'amour au temps de la Guerre de Cent Ans : La tourmente (tome 1), Sonia Alain, Les Éditeurs Réunis, 2012

Le masque du gerfaut, Sonia Alain, vlb éditeur, 2009

Voir la section "Les gardiens des portes - Romans", la section "La dame de Knox - Romans", la section "D'amour et de haine - Romans", la section "Annabel et Max adultes consentants - Roman" et la section "L'ivre Coeur 2017 - Roman" pour en savoir davantage sur mes romans.

photo Sylvain Hamel - Studio Binary Revolt

Par The Story Time

Septembre 2012

 

Ecrivaine Québécoise francophone, Sonia Alain a gentiment accepté d’être la première personne à être interviewée par The Story Time. Elle vous fait donc découvrir sa vie d’écrivaine professionnelle et donne des conseils aux écrivains en herbe !

Tout d'abord, pouvez-vous vous présenter?

SA : Mon nom est Sonia Alain et je suis l’auteure du roman « Le masque du gerfaut », paru chez VLB à l’automne 2009. Il s’agit d’un roman d’aventure, d’amour et d’action qui se déroule à l’époque du Moyen-Age.

Ma formation de base est éducatrice en garderie. Ayant tout d’abord suivi mon cours au Cégep, j’ai par la suite décidé de me perfectionner à l’Université. Après une dizaine d’années comme éducatrice auprès de jeunes enfants j’ai réorienté ma carrière. J’ai donc commencé à donner de la formation auprès du personnel des Centres à la petite enfance (garderie) et des responsables en milieu familial. Par la suite, je suis devenue chargée de cours pour le compte d’Emploi-Québec au Collège Édouard-Montpetit. J’enseignais à des étudiantes inscrites au programme d’éducation en services de garde et je faisais aussi de la supervision de stages. Parallèlement, j’ai élaboré du matériel et des outils afin d’aider les éducatrices et les enseignantes dans leur travail auprès des enfants.

Depuis les dernières années, je travaille à mon compte chez moi, ce qui me permet à la fois d’être présente pour mes enfants et aussi d’être en mesure d'écrire en toute liberté. Je fais essentiellement du soutien administratif (à contrat) pour différentes personnes.

Je suis mère de trois enfants. Je suis une fervente lectrice, j’apprécie voir un bon film, écouter de la musique et voyager.

Quand avez-vous commencé à écrire?

SA : J’ai toujours aimé écrire, en fait, à l’adolescence je prenais déjà plaisir à composer de petites histoires ou encore à inventer des suites à mes films préférés. Je lisais parfois ces ouvrages à mon entourage. Il y a quelques années, j’écrivais pour le magazine « La Culbute » et j’y avais une chronique régulière « Les Coups de coeur de Sonia ». De plus, dans le passé, j’ai siégé sur le comité de rédaction du magazine du Regroupement des Centres à la petite enfance de Montréal et j’y rédigeais aussi des articles. Finalement, j’ai écrit quelques textes pour un site Internet et un autre magazine pour la petite enfance.

C’est une personne de mon entourage qui m’a suggéré un jour d’envoyer un de mes manuscrits à une maison d’édition… et c’est ce que j’ai fait. Il s’agissait de mon roman « Le masque du gerfaut ».

Combien de temps vous faut-il pour écrire un livre?

SA : Mon roman Le masque du gerfaut m’a pris 5 ans à écrire (recherche et écriture comprise). Les deux prochains romans qui sortiront en septembre 2012 et à l’hiver 2013 (L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans; tome 1 et 2), m’ont pris chacun 1 an environ à écrire, car ma recherche était déjà faite. Pour un roman adulte, il faut compter 1 an à temps plein, au minimum. Cependant, certains peuvent prendre jusqu’à 10 ans pour le faire et c’est tout aussi bien. Chacun y va à son rythme et selon le temps dont il dispose. Écrire ne se fait pas sur commande…

Dans quelles conditions préférez-vous écrire? Un moment de la journée, un lieu ...

SA : J’ai beaucoup de chance de pouvoir consacrer presque tout mon temps à l’écriture et j’en suis très consciente. C’est un privilège! Pour ma part, j’aime écrire dans la journée, lorsque les enfants sont à l’école, ou bien le soir, lorsque tout le monde dort profondément et que tout est calme. J’écris la plupart du temps dans mon bureau, et l’été j'aime aller dehors sur ma balançoire.

Je dois avoir l'esprit clair pour écrire, car sinon, les idées ne viennent pas. Cependant, lorsque je suis lancée, les mots coulent d’eux-mêmes et souvent les personnages prennent vie et décident par eux-mêmes du cours des événements, si bien que parfois je dévie de mon plan initial. Mais ce n’est pas grave, car cela donne en général un bon résultat.

Quels conseils donneriez-vous à tous les écrivains amateurs qui lisent cet interview?

SA : Prenez le temps de bien faire vos recherches et ne sous-estimez pas cette partie du travail. Souvent, cela vous donne du matériel fabuleux pour construire votre récit. Prenez le temps de bien camper vos personnages. Pour ma part, j’écris sur des fiches le détail complet de chaque personnage (caractéristiques physiques, personnalité, etc.) afin de pouvoir m’y référer en tout temps. De plus, je fais aussi des fiches sur les lieux, les façons de vivre des gens, etc., et c’est très pratique. Faites un plan général de votre histoire et de son déroulement, afin d’avoir une petite idée de l'endroit où vous vous dirigez. Vous serez ainsi un peu plus structuré.

Écrivez d’un premier jet, sans vous soucier des fioritures. Lorsque votre histoire sera terminée, relisez-vous et raffinez votre récit. Toujours faire relire votre histoire par des gens de confiance, afin d’avoir une vue extérieure de votre histoire. Modifiez votre récit en fonction des commentaires que vous recevrez et relisez à nouveau votre roman.

Assurez-vous de corriger adéquatement votre manuscrit avant de l’envoyer. Antidote est un très bon logiciel pour vous aider. Faites attention aux adverbes (surtout ceux qui finissent en « ent », comme « heureusement »), évitez le plus possible les répétitions de mots et d’idées, et assurez-vous que vos personnages soient crédibles et que votre histoire se tient.

Lorsque vous serez rendu à l’étape d’envoyer votre manuscrit dans une maison d’édition. Assurez-vous que votre présentation soit soignée, que votre texte soit écrit à double interligne et recto uniquement. N’hésitez pas à envoyer votre manuscrit à plusieurs maisons d’édition en même temps. Assurez-vous cependant que votre histoire correspond à leur style de publication. Les maisons d’édition reçoivent des centaines de manuscrits par année, il faut donc que le vôtre ressorte du lot. Dans tous les cas, ne vous arrêtez pas aux premiers refus que vous recevrez. Persistez… Lorsque vous avez un manuscrit en étude dans une maison d’édition, profitez de ce moment pour écrire un nouveau roman. Plusieurs mois (parfois jusqu’à 10 mois) peuvent s’écouler avant une réponse, alors, ne perdez pas de temps.

Quel est le sujet de votre prochain livre?

SA : Actuellement, je travaille sur un projet de roman fantastique pour adulte et sur l’écriture d’une suite de trois romans jeunesse (9-12 ans). Étant sortie de mon créneau de roman historique pour adulte, j’ignore ce que cela donnera. J’aime beaucoup le fantastique, c’est pourquoi je tente ma chance dans ce style. De plus, ayant longtemps travaillé avec les enfants et les jeunes, j’ai le goût d’essayer quelque chose pour eux. Nous verrons où cela me conduira!

Y a-t-il une chose que vous voudriez rajouter?

SA : Écrire est une passion, et être publié, un rêve merveilleux! Ne laissez personne étouffer cette petite flamme qui brûle au fond de vous. Le monde de l’édition n’est pas facile, mais cela vaut la peine qu’on se batte pour y tailler sa place. Bonne chance à tous dans vos projets! Je vous souhaite de tout coeur de réaliser vous aussi un jour votre rêve!

The Story Time

 

Interviews d'auteurs Québécois: Sonia Alain

Par un blogueuse

Décembre 2012

 

Vos éditeurs

VLB

Les éditeurs réunis (LÉR)

Où vos romans sont-ils vendus ?

SA : Dans toutes les librairies du Québec, sur le web et en France

Format papier, numérique, et PDF

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?

SA : Une femme bien ordinaire qui a une passion pour le Moyen Âge et la lecture /écriture

Une grande romantique qui a la chance d’avoir trouvé son âme sœur

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?

SA : Déjà adolescente, j’aimais écrire des histoires que je faisais lire parfois à mon entourage.

J’inventais des suites aux films que j’aimais (ex. : Star Wars)

Quel a été votre parcours ?

SA : J’ai été éducatrice en garderie pendant plusieurs années, ensuite chargé de cours au CÉGEP en service de garde (enseignante et superviseur de stage), puis formatrice.

Désormais, j’écris beaucoup, je fais des conférences et je donne toujours des formations.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?

Le masque du gerfaut

L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans (tome 1)

L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans (tome 2) : disponible en février 2013

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi ?

SA : Les trois, car ils sont interalliés, puis que « L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans » est une nouvelle aventure avec les mêmes personnages que « Le masque du gerfaut » J’adore tout ce qui touche au Moyen Âge, car c’est une époque qui me fascine. Voilà pourquoi il était tout à fait normal que j’écrive sur ce sujet.

Où puisez-vous votre inspiration ?

SA : Dans mon imagination en grande partie.

Lorsque je fais des recherches, cela me donne aussi beaucoup d’idées.

Décrivez-nous votre façon d’écrire, votre environnement de travail, votre horaire.

SA : Je fais mes recherches dans un premier temps, puis j’élabore un plan. J’écris un premier jet que je retravaille par la suite. J’écris dans mon bureau, et à l’extérieur lorsque la température le permet.

J’écris lorsque les enfants sont à l’école ou tard le soir lorsqu’il n’y a plus de bruit dans la maison.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?

SA : Anne Golon | Marion Zimmer Bradley | Diane Lacombe | Diana Gabaldon | Jane Austen

Quels livres vous ont le plus marqué ?

SA : La série « Angélique » | La série « Mallaig » | La série de Karen Marie Moning | La série « Twilight » | La série « Avalon »

Avez-vous encore le temps de lire ?

SA : Toujours

Quel est le livre que vous lisez en ce moment?

SA : Une série sur les Highlanders

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur?

SA : J’ai reçu un appel de l’éditeur de VLB qui m’informait que mon roman lui plaisait beaucoup et qu’il était intéressé à le publier. J’ai apporté les modifications demandées et j’ai rencontré la personne en charge des romans. Par la suite, mon roman fut publié.

Pour le plaisir...

Quels sont vos rituels d'écriture ?

SA : J’écris toujours à la main, dans un cahier et avec un crayon mine.

Qu’est-ce qui vous distrait le plus lorsque vous écrivez ?

SA : Le bruit, les enfants et le téléphone.

Avez-vous un projet de roman en cours ?

SA : J’ai un manuscrit à l’étude et je travaille sur un autre projet.

Qui sont vos premiers lecteurs avant publication ?

SA : Avant, il s’agissait de ma tante. Maintenant, ce sont trois auteures qui me lisent et me corrigent.

Une citation qui vous a marquée ?

SA : Tout vient à point à qui sait attendre (proverbe).

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?

SA : Oui, quelques fois, et c’est toujours un plaisir!

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?

SA : Il faut croire en son rêve!

Blogspot

 

Entrevue : L’amour au temps de la guerre de Cent Ans; La tourmente

Par Rachel Graveline

Le 18 décembre 2012

 

Lorsque tu as débuté l’écriture de cette saga historique avec « Le masque du gerfaut », pensais-tu déjà que tes personnages poursuivraient leurs aventures dans « L’amour au temps de la guerre de Cent Ans » en 2 tomes?

SA : « Lorsque j’ai écrit « Le masque du gerfaut », j’avais déjà une bonne idée pour une suite. J’avais d’ailleurs laissé une ouverture à la fin du récit pour me permettre d’élaborer plus tard.

Ce que je n’avais pas prévu en revanche, c’est qu’il me faudrait écrire cette aventure avec une nouvelle maison d’édition et sous un autre titre. Même si « L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans » est indépendant de mon premier roman, je recommande toutefois de lire « Le masque du gerfaut » préalablement afin de mieux connaître le passé des personnages et étirer le plaisir.

L’idée des deux tomes de « L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans » allait de soi, car j’avais plusieurs idées en tête et différentes aventures à faire vivre à mes personnages. D’ailleurs, dans le tome 2 de « L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans », les lectrices seront quelque peu dépaysées, car elles seront transportées dans une tout autre culture… mais je ne vous en dis pas plus pour l’instant, car je vous laisse le plaisir de le découvrir en février 2013. »

Où as-tu puisé ton inspiration pour créer les personnages déterminés et obstinés d’Anne et Joffrey?

SA : « Je me suis servie en grande partie de mon imagination et de ma façon de voir la vie.

Pour Joffrey, c’est la vision que j’avais d’un guerrier aguerri et blessé par la vie, ce qui en faisait un homme rude et intransigeant, avec des émotions vivent.

Pour Anne, il y a un peu de moi en elle. C’est aussi la vision d’une femme emplie de noblesse, mais également pourvue d’une force intérieure qui est l’apanage des femmes de cœur et d’action. »

Je sais que tu as fait un long travail de recherche afin de puiser dans cette période historique toute l’intensité du paysage médiéval de ce couple fougueux. J’ai cru remarquer dans les remerciements une note concernant le comte et la comtesse de Rougé. Cette recherche a donc été très loin… Comment as-tu été dirigé vers ces personnes et surtout qu’est-ce qu’ils t’ont permis d’éclairer?

SA : « Lors de mes recherches, j’ai communiqué avec différentes personnes en France qui s’occupaient de lieux historiques. Je désirais être la plus exacte possible dans mes informations. Je faisais beaucoup de recherches dans des livres, mais aussi sur le Web.

Étant donné que je désirais introduire un personnage réel dans mon histoire, qui serait proche de Joffrey et d’Anne, j’ai fait différentes recherches sur les hommes ayant vécu à cette époque. Mon choix s’est arrêté sur le vicomte de Langarzeau (qui devint également vicomte de Tonquédec ultérieurement). Comme j’avais découvert des informations contradictoires à son sujet, j’ai communiqué avec ceux à qui appartenait actuellement le château de Tonquédec en Bretagne. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le château appartenait toujours au descendant de ce vicomte! Il s’agissait de la comtesse de Rougé et de son fils le comte de Rougé. Le comte de Rougé m’a fourni certaines informations et m’a donné son aval pour les péripéties que je désirais faire vivre à son ancêtre. Ce sont des gens charmants, qui m’ont d’ailleurs invitée à prendre le thé si je venais à passer par là… »

De ce fait, tu es maintenant très informé sur cette époque, tu as donc mis sur pieds des conférences et des ateliers sur le sujet, pourrais-tu nous en parler?

SA : « J’ai élaboré une conférence sur le Moyen Âge qui s’adresse aux adultes et qui dure environ 1h30. Je me promène dans différentes bibliothèques du Québec. J’aime partager ma passion pour le Moyen Âge avec les gens!

Pour ma conférence, j’ai fait un montage sur PowerPoint avec plusieurs images afin d’illustrer mes propos. Les gens peuvent poser des questions durant la conférence et j’essaye d’y répondre au meilleur de mes connaissances. C’est un beau voyage dans le temps! »

Le tome 2 de « L’amour au temps de la guerre de Cent Ans » sortira en février, à quoi les lectrices devront s’attendre dans cette conclusion?

SA : « À des émotions fortes, à un choc culturel et à des rebondissements…

Les lectrices découvriront une toute nouvelle facette de Joffrey… si bien qu’elles seront confrontées dans leur certitude à son sujet. Quant à Anne, elle devra faire des choix déchirants et surtout… survivre.

Leur amour survivra-t-il? Telle est la question… »

À quoi peut-on s’attendre dans tes prochains écrits?

SA : « J’ai un manuscrit à l’étude présentement. Il s’agit cette fois-ci d’un récit fantastique, avec un petit volet historique. Même si le style est différent, on y retrouve la même passion, des sentiments intenses et de l’aventure; bref, tout ce qui se retrouve dans mes romans actuels. Il ne me reste plus qu’à trouver un éditeur intéressé à le publier.

J’ai aussi un autre projet qui mijote dans ma tête. Il s’agit d’une nouvelle histoire qui se déroulerait à l’époque du Moyen Âge, dans les années 1100. Nous verrons bien où cela me mènera…

Les rives littéraires

 

Entretien avec Sonia Alain

Par Louise Turgeon, Planète Québec

Le 11 août 2009

 

En quelques mots, comment présenteriez-vous votre livre?

SA : C’est un récit passionné qui se déroule à une époque trouble. Y est raconté le combat d’une jeune fille courageuse et intrépide, prête à tout pour sauver l’être qu’elle aime.

Il y a des émotions intenses et des retournements de situation inattendus.

L’histoire qui entoure le début de la guerre de Cent Ans y est aussi présente, en arrière-scène.

Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire cet ouvrage?

SA : J’ai toujours été une fervente de l’époque médiévale. Les chevaliers, les châteaux, les combats à l’épée, les jeunes filles de nobles familles et la mentalité de l’époque m’ont toujours fascinée.

Quels sont les écrivains et les œuvres qui ont le plus influencé votre travail?

SA : Marion Zimmer Bradley (le cycle d’Avalon), Stephenie Meyer (la série Twilight), Sonia Marmen (la série Coeur de Gaël), Diane Lacombe (la série de Mallaig), Diana Gabaldon (la série Le charbon et le tartan), Sherrilyn Kenyon (la série Le cercle des immortels), Anne et Serge Golon (la série Angélique).

Avez-vous des rituels d’écriture? Lesquels?

SA : Je préfère écrire à la main dans un cahier avant de taper le tout à l’ordinateur.

Quand je compose, j’écoute toujours de la musique, appropriée au style du roman.

Quels sont vos projets?

SA : Écrire d’autres romans pour adulte et, peut-être un jour, avoir la chance de voir l’un de mes romans adaptés à l’écran.

Je souhaite également écrire des romans jeunesse.

Planète Québec

 

 

  • Entrevue à l’émission (CJSO 101,7 FM) Allo-Showbizz avec Luc Denoncourt le 7 août 2009

  • Entrevue à l’émission (CHRM 105,3 FM) avec Julie Côté le 2 septembre 2009

  • Entrevue à l’émission (CJSO 101,7 FM) La bande à Jojo avec Jocelyne Lambert le 9 septembre 2009

  • Entrevue à l’émission (BOOM FM) Amour libre avec Marc Perrault le 24 septembre 2012

  • Entrevue à l’émission (CJSO 101,7 FM) C’est toujours un plaisir Jocelyne Lambert le 24 octobre 2012

 

Intéressés par l’écriture? C’est par là!

Par ActusNews

Le 14 janvier 2013

 

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, j’ai réalisé pour vous une nouvelle interview. Il s’agit d’une interview écrite, ce qui n’enlève rien à notre plaisir puisque j’ai interrogé une écrivaine nommée Sonia Alain qui m’a fait le plaisir de répondre judicieusement à mes questions sur ses écrits. Au jour d’aujourd’hui, Sonia Alain a écrit deux livres nommés « Le Masque de Gerfaut » et « L’amour au temps de la guerre de Cent ans ». Vous l’aurez deviné, ces romans retranscrivent une période très intéressante qui est le Moyen Age.

Voici l’interview :

1°) Tout d’abord, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

SA : Mon nom est Sonia Alain, j’ai 44 ans, je suis mariée à un homme formidable et également mère de trois adolescents. Je suis considérée par mon entourage comme une grande romantique, ce qui est parfait puisque j’écris des romans d’amour. Je suis romancière, en plus d’être formatrice dans le domaine de la petite enfance, et de donner des conférences dans les bibliothèques. Trois de mes passions sont le Moyen Âge, l’écriture et la lecture.

2°) Dans « Le masque de gerfaut », vous écrivez sur une époque assez éloignée de la nôtre puisque l’histoire à lieu au XIVe siècle en Bretagne, au début de la guerre de cent ans. Comment êtes-vous arrivée à écrire sur une telle époque ?

SA : Comme je le disais plus haut, je suis une passionnée du Moyen Âge. Depuis l’adolescence, je dévore les romans dont l’histoire se déroule à cette époque. Je suis intriguée par les civilisations anciennes. Lorsque je travaillais auprès des enfants de 4 ans, j’aimais leur parler de l’époque du Moyen Âge, leur faire découvrir cette partie de notre histoire. Pour moi, les films d’époque sont un vrai plaisir à regarder et j’aime me promener dans les boutiques Médiévales. Bref, je raffole du Moyen Âge… c’était donc tout à fait normal pour moi d’écrire sur ce sujet.

3°) Les personnages de vos romans sont-ils réels ou sont-ils seulement le fruit de votre imagination?

SA : Je dirais un mélange des deux. Mes personnages principaux sont choisis avec soin. Ils sont à l’image de l’idée que je me fais d’eux, et de ce que je désire leur faire vivre comme expérience. Étant donné que je suis visuelle, j’ai fait beaucoup de recherche auprès d’acteurs et d’actrices pour me les représenter et mieux les décrire. Ainsi, Joffrey de Knox est un peu à l’image de Clive Owen dans le film « Arthur » et Anne de Vallière ressemble à Keira Knightley dans le film « Pirates des Caraïbes ».

4°) Vous reconnaissez-vous dans vos personnages ? Est-ce que vous leur avez donné certaines de vos qualités/défauts?

SA : Pour leur personnalité, Joffrey de Knox ressemble un peu à celle de Geoffrey de Peyrac dans le film « Angélique » avec un mélange de noblesse de cœur de mon mari et la rudesse d’un guerrier ténébreux (toute une combinaison), alors que celle d’Anne se rapproche de la mienne (comme sa combativité, sa loyauté, et son amour inconditionnel), ainsi que d’Elizabeth dans « Orgueil et préjugés ».

5°) Si vous ne deviez retenir qu’un personnage dans « Le masque de gerfaut », lequel serait-il ?

SA : J’adore le personnage de Joffrey de Knox. C’est un homme complexe qui cache de profondes blessures derrière un masque. Il est en conflit permanent avec lui-même dans ce premier roman et souffre jusqu’au plus profond de son être. L’histoire nous fait découvrir tour à tour les différentes facettes de cet homme et l’on ne peut faire autrement que de s’attacher à lui. Il est ténébreux, impitoyable et cruel à certains moments, mais en même temps, il a une noblesse au fond de lui, une loyauté indéfectible envers son épouse qui me touche beaucoup.

6°) Pourquoi appeler votre premier roman « Le masque de gerfaut « ?

SA : En fait, ce n’est pas moi qui ai choisi ce titre, mais ma maison d’édition. Je faisais brièvement référence dans le récit initial à une chasse au faucon. C’est à partir de cette référence et en se basant sur le fait que Joffrey de Knox dissimulait aux autres certains traits de sa personnalité, que ma directrice littéraire en est venue à trouver ce titre.

Le gerfaut est un magnifique faucon qui semble porter un masque sur le visage et dont le dos est carrelé, tel un jeu d’échecs.

J’ai donc dû apporter des modifications à mon texte original et mettre plus d’emphase sur cette référence à la chasse au faucon et le fait que Joffrey de Knox portait un masque derrière lequel il cachait sa vraie personnalité.

7°) Pourquoi avez-vous fait le choix d’avoir pour héros un personnage féminin « Anne de Vallière » ?

SA : L’époque du Moyen Âge n’était pas très tendre pour les femmes. Souvent, elles servaient de monnaie d’échange ou encore de moyen pour concilier des alliances. Elles n’avaient pas nécessairement droit de regard sur leur destin. Je voulais donc raconter l’histoire de ces femmes, mais à travers un personnage qui tenterait par tous les moyens de reprendre le cours de sa vie et de redevenir maîtresse de son destin malgré le sort qui lui avait été réservé. C’est un peu un hommage à ces femmes de courage.

8°) Connaissez-vous les romans « Angélique » ? Vous en êtes-vous inspirée?

SA : Les romans et les films d’Angélique ont marqué mon adolescence et j’ai adoré ces récits. Geoffrey de Peyrac avait fait grande impression sur moi à cette époque. Cette histoire fut en quelque sorte l’instigatrice de ma passion pour le Moyen Âge. Et comme je disais plus haut, Joffrey de Knox a en lui un peu de la personnalité de Geoffrey de Peyrac, en plus d’avoir un prénom similaire. Tout comme Angélique et Geoffrey de Peyrac, Anne et Joffrey de Knox doivent traverser de multiples épreuves pour préserver ce qui les unit.

9°) Votre deuxième roman est-il une suite du premier ou est-il indépendant?

SA : « L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans » a été publié par une autre maison d’édition. Un lecteur qui n’aurait pas lu « Le masque du gerfaut » préalablement ne serait pas perdu dans le récit de « L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans ». Cependant, afin de bien saisir la personnalité des personnages et connaître mieux leur passé, je recommande fortement de lire « Le masque du gerfaut » en premier lieu.

10°) Vos romans s’adressent-ils plutôt aux femmes ou à tous?

SA : Il est vrai que mon roman est une histoire d’amour avant tout, mais c’est aussi un roman avec beaucoup d’aventure et d’action, ainsi que des émotions vives (amour, souffrance, etc.). Les femmes sont plus nombreuses à le lire, cependant, j’ai plusieurs hommes qui ont aussi aimé lire ce récit. Le contexte historique est très présent, si bien qu’on a l’impression d’être plongé dans cette époque en lisant. L’histoire est un feu roulant, une chevauchée endiablée…

11°) Quels sont les conseils que vous pouvez donner aux futurs écrivains ?

SA : Le monde de l’édition est un milieu difficile, il ne faut pas se le cacher. Réussir à être publié n’est pas chose aisée, mais on doit s’accrocher à ses rêves. Il faut persévérer et ne pas se décourager face aux refus. Quelque part, il y a une maison d’édition adaptée à votre style.

Il est d’autant plus important de bien préparer son manuscrit avant de l’envoyer. Lisez et relisez plusieurs fois votre texte afin de l’améliorer, éviter les répétitions de mots et d’idées, faites en sorte que vos personnages soient crédibles et que votre histoire se tienne. Assurez-vous de soigner votre français, de ne pas avoir trop d’adverbe en « ent », et de « et ».

Faites lire votre manuscrit par quelqu’un avant de le présenter et retravaillez-le s’il le faut à la suite des commentaires de cette personne.

12°) Au départ, saviez-vous que vous alliez publier un livre ou écriviez-vous seulement pour le plaisir? Qu’est-ce qui vous a poussé à le faire publier ?

SA : Déjà à l’adolescence je m’amusais à écrire des suites aux films que j’écoutais ou encore à composer de petits récits. Je faisais parfois lire ces histoires à mon entourage par curiosité. Une fois adulte, j’ai commencé à écrire des articles dans des magazines (sur le sujet de la petite enfance).

C’est un peu plus tard, que des personnes de mon entourage m’ont suggéré d’écrire plus sérieusement et de tenter ma chance auprès d’une maison d’édition. C’est ce que j’ai fait et c’est ainsi que fut publié mon premier roman « Le masque du gerfaut ».

13°) Trouver un éditeur était-il chose aisée?

SA : Trouver une maison d’édition ne fut pas facile. Il m’a fallu faire des recherches pour savoir quelles maisons d’édition publiaient. Ensuite, j’ai dû m’informer pour savoir quelles étaient leurs spécifications lors d’un envoi de manuscrit (ex. : double interligne, page recto uniquement, etc.).

La première fois que j’ai envoyé mon manuscrit dans des maisons d’édition, je n’avais pas nécessairement ciblé les bonnes, si bien que mon histoire fut refusée partout. Lors d’un deuxième envoi, j’avais réussi à trouver les maisons d’édition qui publiaient ce genre de roman et c’est à ce moment-là que j’ai trouvé VLB éditeur, la maison d’édition qui allait publier « Le masque du gerfaut ». L’attente fut longue (plusieurs mois), mais par chance j’obtins un « oui ».

14°) Qu’est-ce qui est le plus dur dans le travail d’un écrivain?

SA : Je dirais la correction et la relecture. Ce sont des étapes astreignantes, mais nécessaires, voire même vitales. Relire une même histoire plusieurs fois de suite devient pénible par moment. Retravailler un récit après qu’une personne ait lu votre roman ou même après que la correctrice de la maison d’édition ait fait un premier travail sur votre roman demande parfois de l’humilité et une bonne dose de patience. C’est cependant une étape nécessaire pour la réalisation finale de votre roman. Le résultat n’en est que meilleur.

Pour certains, la période de recherche est ardue, pour ma part, ce n’est pas le cas. Faire des recherches me donne souvent des idées pour mon récit et apporte de l’eau à mon moulin.

Le manque de temps est aussi problématique. Peu d’auteurs vivent de leur plume, si bien qu’ils doivent travailler à temps plein dans un autre domaine. De plus, pour ceux qui ont des familles, il y a les enfants, la maison, etc. qui s’ajoute. De mon côté, je suis chanceuse, car ayant mon bureau à la maison, je peux organiser mon horaire selon mes besoins, et étant donné que mes enfants ont grandi, j’ai un peu plus de liberté.

15°) Avez-vous déjà eu le problème de la page blanche ?

SA : Oui, et c’est l’horreur, surtout si on doit respecter une date fixe pour remettre un manuscrit. Par chance, cela ne m’est pas arrivé souvent…

Merci beaucoup pour avoir répondu à mes questions ! Je suis sûr que cela va pouvoir aider de nombreuses personnes qui voudraient se laisser tenter par l’envie d’écrire un roman !

Le masque du gerfaut

L'amour au temps de la Guerre de Cent Ans (tome 1)

ActusNews

 

Interview de Sonia Alain

Par Claire Saim, Onirik

Le 14 janvier 2013

 

L’adorable romancière québécoise Sonia Alain a accepté, avec la grande gentillesse qui la caractérise, de répondre à quelques unes de nos questions, concernant son dernier livre, la première partie de L’Amour au temps de la Guerre de Cent ans, La Tourmente, mais aussi sur son oeuvre en général et sur l’amour qu’elle a pour son métier d’écrivain. Mille mercis à elle !

Racontez-nous comment êtes vous venue à l’écriture ? Quelles sont vos influences, vos textes préférés, vos lectures favorites ?

Sonia Alain : Déjà adolescente je m’amusais à inventer la suite de films que j’avais aimés, ou encore écrire de petites histoires. À l’époque, j’étais une fervente de science-fiction, puis un jour, j’ai écouté les films d’Angélique et de Sissi. Ce fut le coup de foudre !

Dès lors, je suis devenue une passionnée du Moyen Âge et de ces époques lointaines. C’est ainsi que j’ai découvert les romans d’Anne Golon, de Laurie MacBain, de Kathleen E. Woodiwiss, de Jude Deveraux, de Rosemary Rogers, de Victoria Holt, et de Juliette Benzoni.

J’adorais me plonger dans leur univers. Depuis, je dévore toujours autant les romans historique d’auteures telles que Diane Gabaldon, Marion Zimmer Bradley, Jane Austen, Diane Lacombe et Sonia Marmen, pour n’en citer que quelques unes.

Quelle a été la source d’inspiration pour vos personnages ? Comment construisez-vous vos personnages ? Savez-vous par exemple depuis le début ce qui va leur arriver ou est-ce que ce sont eux qui vous imposent leur destinée ? En tout cas, vous n’hésitez pas à les malmener, comment on vit ça en tant qu’auteur ?

Sonia Alain : Joffrey de Knox est un mélange de Joffrey de Peyrac dans Angélique, Marquise des Anges, de Clive Owen dans le film Arthur et de la noblesse d’âme de mon mari. Quant à Anne, elle est à l’image de Keira Knightley dans le film Pirates des Caraïbes, ainsi que d’Elizabeth dans Orgueil et préjugés, et d’un peu de moi.

Pour la construction de mes personnages, je détermine en premier lieu leur personnalité, puis leur aspect physique. Je fais ensuite des recherches sur le web pour trouver des images d’acteurs leur correspondant afin de pouvoir mieux les visualiser. Je colle ensuite ces images sur mon mur avec un carton descriptif.

Dès le départ, j’ai une bonne idée de ce que je vais faire vivre à mes personnages, ainsi que la façon dont ils vont réagir aux événements. Cependant, il arrive que mes personnages s’imposent d’eux-mêmes et se dirigent vers une voie que je n’avais pas envisagée de prime abord. Il me faut alors modifier mon approche et suivre la destinée qu’ils m’imposent.

Je vis avec mes personnages, je respire avec eux, si bien que je ressens leurs émotions. Parfois, il m’arrive de rire toute seule, suite à un passage humoristique, ou encore d’avoir la gorge étreinte lorsqu’ils vivent un moment particulièrement difficile. Il m’est même arrivé de verser quelques larmes lors de l’écriture d’un passage dans le tome 2 de L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans.

Pour ma part, j’aime lire des romans qui me font ressentir des pincements au cœur, qui me captivent à un point tel que je ne peux décrocher du récit. C’est pourquoi j’écris ainsi. J’aime faire vivre des émotions intenses à mes personnages et du même coup aux lecteurs…

Comment définissez-vous vos romans ? Sont-ils plutôt des livres d’amour, donc des romances, ou des romans historiques ?

Sonia Alain : Un mélange de tout ça. Il est certain que ce sont avant tout des romans d’amour, mais qui nous transportent dans une autre époque ; ce qui en fait aussi des romans historiques. Souvent les lecteurs ont l’impression de se retrouver au Moyen Âge en lisant mes livres, de voir les images défiler devant leurs yeux comme un film. Il y a aussi beaucoup d’aventures, ainsi que du suspense à certains moments. C’est pourquoi il n’est pas réservé exclusivement aux femmes ; ces messieurs peuvent aussi les lire.

Savez-vous combien de tomes aura votre saga ? Et comment cela va finir ?

Sonia Alain : Il y a trois tomes en tout : Le Masque du gerfaut, L’Amour au temps de la Guerre de Cent Ans (tome 1 et 2). Cette saga se termine donc avec le tome 2 de L’Amour au temps de la Guerre de Cent Ans, qui sortira au Canada le 20 février 2013 et en France aux alentours d’avril 2013.

D’un point de vue historique, comment travaillez-vous ? Comment se passe la gestion des faits historiques et de la partie imaginaire dans l’écriture ?

Sonia Alain : Je fais beaucoup de recherches de prime abord dans des livres et sur le web. Je suis curieuse de découvrir les évènements qui ont marqué cette époque, la façon de vivre des gens. Ces recherches sont une véritable mine d’or pour moi. De plus, étant donné que mes romans sont considérés comme historiques, il me faut rapporter les faits le plus exactement possible.

Parfois, cela rend le récit plus difficile à écrire, car il faut faire évoluer nos personnages, tout en respectant les dates, les lieux, et les évènements historiques. Cela peut donc se révéler à l’occasion un véritable casse-tête.

Pour ma part, je préfère que mes personnages principaux soient fictifs, même si les personnages secondaires sont souvent réels. Cela me donne une plus grande latitude. Je peux donc leur faire vivre ce que je veux, sans restriction. Cependant, j’aime bien ajouter à mes récits des gens qui ont réellement existé. À ce moment-là, je dois faire preuve de plus de rigueur.

Vous avez une écriture résolument moderne, un peu anachronique, dans le vocabulaire, dans l’intrigue aussi, est-ce que c’est une volonté de votre part ? Ou les mots s’imposent à vous tels quels ?

Sonia Alain : Souvent, les mots s’imposent d’eux-mêmes. J’écris le récit tel qu’il se déroule dans ma tête. J’essaie cependant de faire attention aux expressions trop modernes ou qui font référence à des éléments de notre civilisation. Parfois cependant, certains nous échappent.

Dans quel autre genre de littérature pourriez-vous écrire ? Pourriez-vous écrire un polar par exemple ? Ou une histoire contemporaine ?

Sonia Alain : Je travaille actuellement sur un projet d’écriture qui mélange le genre fantastique avec de l’historique. Il s’agit d’une nouvelle saga, dont le premier tome est déjà à l’étude dans des maisons d’édition, et dont le deuxième tome est presque terminé. Il ne me reste plus qu’à savoir ce qu’en diront les maisons d’édition et si l’une d’entre elles souhaitera le publier.

Le genre polar n’est pas un style que j’aime lire, donc j’aurais beaucoup de difficulté à écrire ce type de roman.

Pour ce qui est des romans contemporains. S’il y a un volet fantastique et historique dans le roman, il n’y a pas de problème. Mais écrire une histoire contemporaine d’amour (comme la chick-lit), je ne crois pas que ce serait une voie que je serais à l’aise d’explorer.

J’aime écrire des romans historiques et fantastiques. Il y a donc de fortes chances que je poursuive dans ce sens.

Nous fêtons cette année les deux cents ans d’Orgueil et préjugés de Jane Austen, qui a marqué des générations d’écrivains. A-t-elle une influence sur votre oeuvre, ou sur votre vie tout simplement ?

Sonia Alain : J’adore Orgueil et préjugés et je ne me lasse pas d’écouter le film. Comme je le disais plus haut, mon personnage féminin, Anne de Vallière, a aussi un peu d’Elizabeth dans sa personnalité.

J’aimerais bien écrire un jour une histoire qui se déroule dans cette époque et dans le style de Jane Austen. Nous verrons bien ce que l’avenir nous réservera. J’ai d’ailleurs une petite ébauche d’idée, mais rien de très développé pour le moment.

Sonia Alain, que peut-on vous souhaiter de mieux dans votre vie professionnelle pour cette année 2013 ?

Sonia Alain : Que la nouvelle série sur laquelle je travaille voit le jour.

Que ma saga historique soit traduite en d’autres langues, et qu’un réalisateur soit intéressé à en faire une adaptation cinématographique.

De beaux rêves en perspective…

Crédit photo : Stéphane Larivière pour le portrait de Sonia Alain, Sandrine B. pour les photos au Salon du Livre de Montréal, novembre 2012.

Page Facebook du Masque du gerfaut

Page Facebook de L’Amour au temps de la Guerre de Cent ans

Onirik

 

Le bla bla de... Sonia Alain

Par Virginie Fleuranceau, site Un Peu De Lecture

Le 19 juin 2013

 

Bonjour et merci d’accepter de répondre à ces quelques questions.

C’est un plaisir pour moi. Merci beaucoup pour cette belle visibilité !

Comment as-tu commencé à écrire? Qui te lisait au début ?

Déjà adolescente, je prenais plaisir à écrire de petites histoires que je faisais lire parfois à mon entourage. Ce n’est que plus tard, qu’une personne proche de moi m’a signalé qu’il serait intéressant de proposer mes écrits à une maison d’édition. C’est ainsi que mon roman « Le masque du gerfaut » fut publié.

Quel est ton genre favori ?

J’adore lire des romans historiques (époque du Moyen Âge et victorienne). J’aime beaucoup aussi le fantastique.

Quel est ton processus créatif ? Qu’arrive-t-il avant que tu ne t’asseyes à écrire ?

Je commence toujours par faire des recherches. C’est ce qui m’aide d’ailleurs à construire mon histoire, car je trouve plein d’idées intéressantes qui stimulent mon imagination. Je construis un plan de l’idée générale. Il se peut par contre que mon histoire change en cours de route, dépendant des chemins que me feront prendre mes personnages. J’écris aussi plusieurs idées sur des bouts de papier qui seront ultérieurement insérées dans mon histoire.

À quelle personne es-tu le plus à l’aise : à la première ou à la troisième personne ?

J’explique ce que mes personnages vivent dans le présent, et parfois je reviens dans le passé. J’aime bien aussi inclure des dialogues dans mes histoires, car cela aide à faire vivre le récit.

Quels écrivains admires-tu le plus?

Anne Golon, Marion Zimmer Bradley, Diane Lacombe, Diana Gabaldon, Karen Marie Moning, Jane Austen

Qu’est-ce qui rend crédible un personnage ? Comment crées-tu les tiens ?

Le fait qu’ils deviennent presque réels pour moi aide à les rendre crédibles. Ils prennent vie sous ma plume et j’y insère des émotions qui me sont familières ou bien qui font vibrer mon cœur. Il y a un peu de moi dans le personnage féminin principal, des gens de mon entourage dans les autres personnages. De plus, je fais des recherches sur le web pour trouver des images qui représentent le mieux mes personnages, afin de me le représenter plus facilement. Je colle ces images sur mon mur pour qu’ils soient présents en tout temps.

Au plus profond de ta motivation, pour qui écris-tu ?

Pour moi, ainsi que pour les autres. J’écris des histoires que j’aimerais lire, qui font tressaillir mon cœur. Je les partage ensuite avec mon public pour les faire vibrer à leur tour.

Les avis (négatifs ou positifs) des lecteurs te servent-ils ?

Beaucoup ! J’ai besoin de l’opinion des lecteurs pour savoir ce qu’il leur plait, ce qui les touche le plus. J’aime savoir les émotions que suscitent mes récits.

Partages-tu tes projets d’écriture avec une personne de confiance afin d’avoir son opinion ?

J’ai deux auteures qui relisent mes manuscrits une fois qu’ils sont terminés, afin que je puisse les améliorer avant de les présenter à ma maison d’édition.

T’imposes-tu une discipline, en termes de calendrier, d’objectifs etc. ?

Il arrive que je doive respecter des dates spécifiques de remise de manuscrit. C’est un peu plus stressant dans ces conditions, car il faut alors s’imposer une discipline plus stricte. Sinon, j’ai besoin d’être plongée quotidiennement dans mes récits, que ce soit pour composer, corriger, relire ou réécrire.

De quoi t’entoures-tu quand tu écris pour favoriser ta concentration ?

Je mets toujours une musique d’ambiance en lien avec le récit que j’écris. Je fais rejouer en boucle ces musiques. Il s’agit principalement de musique instrumentale de film ou bien de musique celtique. Si mon environnement est trop bruyant, je mets des écouteurs.

Écris-tu sur écran, imprimes-tu souvent, corriges-tu sur papier...? Quel processus suis-tu ?

J’écris toujours dans un cahier. J’aime écrire à la main avec un crayon mine (j’ai d’ailleurs un crayon bien spécifique pour l’écriture). Par la suite, je retranscris le tout à l’ordinateur. J’imprime et je retravaille le texte. Pour la correction, j’utilise cependant le logiciel Antidote.

Quelle a été ton expérience avec les maisons d’édition ?

Bonne en général. Il est certain que le milieu de l’édition n’est pas facile. Ce qui est le plus difficile, c’est de devoir trouver une maison d’édition de prime abord, qui acceptera de publier notre roman. Il faut avoir un bon contact avec notre maison d’édition, car c’est pour longtemps…

Sur quel projet travailles-tu en ce moment ?

Ma saga historique (3 romans) est maintenant terminée : Le masque du gerfaut, L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans (tome 1 & 2). Eh oui ! Même si le titre du premier roman est différent des 2 autres, il s’agit de la même série. J’ai dû malheureusement changer de maison d’édition en cour de route, et donc de titre.

Pour le moment, j’en suis à travailler sur une nouvelle série de 4 romans. Il s’agit cette fois-ci de fantastique, avec un soupçon d’historique. Mon premier tome est terminé et prêt à être publié. Le tome 2 est en court de correction. D’ici deux mois, je commencerai les recherches pour mon tome 3.

Le dernier mot est pour toi…

Il arrive que les gens ne soient pas portés vers mes romans, car ils croient que le récit risque de ne pas les intéresser, parce que l’histoire se déroule au Moyen Âge. Il ne faut pas s’arrêter à ce détail. Le contexte est historique, mais écrit avec un langage universel. C’est avant tout un récit d’amour et d’aventure. Les émotions y sont très intenses et c’est souvent ce qui marque les lecteurs. Il ne faut pas hésiter à se laisser séduire par l’histoire d’Anne et de Joffrey…

Merci de t’être livrée à moi et aux lecteurs (acquis ou en devenir)

Un Peu De Lecture

 

Interview de Sonia Alain 

Par Julien Giovannon, La Salamandre D'Axolotl #1

Septembre 2013

 

Bonjour Sonia, la première question de toutes mes interviews est : Présentez-vous comme vous voulez :

Bonjour à tous,

Je me présente, Sonia Alain, auteure, chroniqueuse littéraire, conférencière, et formatrice dans le domaine de la petite enfance. D’abord éducatrice en garderie, j’ai ensuite été enseignante au niveau collégial. Depuis quelques années déjà, je donne également des formations, ainsi que des conférences.

En parallèle je travaille à contrat pour « Les Ateliers du Petit Prince » en tant que relationniste et conceptrice web. De plus, je tiens une chronique littéraire sur le site Internet « Le Globe – Regard des citoyens ».

Le reste du temps, je le consacre à mon écriture.

Je suis une personne simple, qui aime la vie. J’adore rire, en plus d’être une romantique dans l’âme…

Sonia, vous êtes l’Auteure d’une saga historique : Le masque du Gerfaut, L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans (tome 1 & 2) (Même série, mais publiée chez deux éditeurs différents d’où le changement de nom). D’où vous vient cette attirance pour les sagas historiques, voire médiévales ?

J’ai toujours eu une passion pour le Moyen Âge. Adolescente déjà, j’aimais lire des romans qui se déroulaient dans cette époque, et c’est d’ailleurs encore le cas aujourd'hui.

Lorsque j’étais éducatrice en garderie, j’abordais ce thème avec les enfants, afin de leur faire découvrir la beauté de cette période de l’humanité. C’est malheureusement un sujet qui est peu exploité dans les cours d’histoire au Québec et c’est déplorable. Il y a tant de choses à apprendre de cette époque; le quotidien des gens, la vie dans les châteaux, les croyances, les coutumes, etc. Il y en a pour tous les goûts.

Quelles sont vos démarches de recherches pour les références historiques ?

Je fais beaucoup de recherche dans les bouquins; autant dans les livres d’information pour adultes, que ceux pour enfants. Il y a une petite mine de renseignement et d’images dans ces livres.

Évidemment, avec la technologie d’aujourd’hui, je fais également des recherches sur Internet.

Je commence par trouver les gens qui ont vécu à cette époque, les événements qui s’y sont déroulés, ainsi que les lieux qui existaient. Ensuite, il est plus facile d’y rattacher d’autres informations (ex. : l’habillement, les soins, les croyances, les règles de vie, etc.) lorsqu’on possède ces données.

(Question sur le ton de la plaisanterie) Aimeriez-vous pouvoir vivre au Moyen-âge ?

Hum! Bonne question! En tant que passionnée de l’histoire, je dirais que oui, mais le fait que je sois une femme me ferais beaucoup hésiter avant de me lancer dans une telle aventure. Il me faudrait l’assurance que je puisse revenir à notre époque en tout temps… ;-)

Lorsqu’on évoque la période de la Guerre de Cents Ans, l’on parle habituellement d’une période instable, rythmée par la Guerre et les affrontements. Vous, vous avez plutôt choisi de parler de relations sentimentales au milieu de la tourmente. Pourquoi ce parti pris ?

Parce que comme partout ailleurs, que ce soit dans les temps plus anciens ou même aujourd’hui, il n’en demeure pas moins que derrière ces conflits se trouvent des hommes, des femmes et des enfants. Il ne faut pas oublier cette variante plus humaine.

Les événements qui se sont déroulés durant la Guerre de Cent Ans sont assez marquants et sanguinaires, sans parler du passage de la peste noire qui décima une grande partie de la population au même moment.

Malgré toute cette horreur, des gens s’aimaient, avaient des rêves, et espéraient en un avenir meilleur…

Pauvres Anne et Joffrey (les deux héros amoureux de la Saga), vous ne leur laissez pas une once de répits dans leurs aventures en pleine Europe et Afrique du Nord. Pensez-vous que ce qui rend épique des personnages, c’est la difficulté des épreuves qu’ils doivent surmonter ?

Je crois que oui! C’est du moins ce qui ressort beaucoup des commentaires de mes lecteurs. Les émotions sont très intenses, et les lecteurs en viennent à les ressentir d’une certaine manière.

Je voulais que mes personnages vivent des émotions à la hauteur des événements qui ont marqué cette période. Qu’ils démontrent par leur volonté, leur loyauté, leur courage et leur noblesse que malgré tout, surmonter les épreuves, quelles qu’elles soient, était possible!

Je désirais montrer également que même si l’humain est faible par moment, il n’en demeure pas moins qu’il sait faire preuve d’énormes sacrifices lorsque la vie d’êtres chers est en danger. L’amour peut se révéler un puissant moteur pour l’humain, et c’est ce que je souhaitais faire ressortir.

Les critiques et l’engouement du public pour votre Saga sont très positifs. Vous attendiez vous à un tel résultat lors de l’écriture ?

Non, pas du tout, car « Le masque du gerfaut » était mon premier roman. J’avais écrit une histoire qui me passionnait et me faisait vibrer, de celles que j’adore lire, mais j’ignorais ce qu’il en serait des lecteurs.

Quant au tome 1 et 2 de « L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans », j’appréhendais un peu la réaction des lecteurs, car je désirais que leurs attentes soient comblées, qu’ils apprécient la suite de l’histoire d’Anne et de Joffrey autant que le premier roman. J’ai été surprise de voir que la plupart aimaient ces deux nouveaux tomes encore plus que le premier.

Que voudriez vous dire aux gens qui sont rebutés par le terme « Roman historique » parce qu’ils l’associent trop à des cours d’histoire ?

Je trouve cela dommage, car mes romans sont avant tout une belle histoire d’amour et d’aventure. C’est aussi un beau voyage dans le temps. Certes, le contexte est historique, puisque nous sommes au Moyen Âge, mais c’est loin d’être un cours d’histoire composé d’énumération de dates, d’événements et de noms. Au contraire, c’est un récit vivant, vibrant d’émotion, qui vous tient en haleine jusqu’au bout.

Lorsque je fais des séances de dédicaces dans les Salons du livre, plus d'une fois on m'a fait la réflexion; « moi je ne lis pas des livres aussi vieux » (en parlant du fait que le récit se déroule à l’époque du Moyen Âge). Pourtant, une romance reste une romance, peu importe le contexte qui l’environne. Quand des lecteurs récalcitrants de prime abord se laissent convaincre de lire l’histoire d’Anne et de Joffrey, je reçois souvent par la suite des commentaires comme quoi ils ont adoré.

Pour votre prochaine Saga, vous travaillez sur une série fantastique. Cela va-t-il encore se dérouler dans un univers Moyenâgeux, une autre époque historique, un univers fantasy, futuriste, ou contemporain peut être ? Pouvez-vous nous présenter un peu cette future saga ?

La nouvelle saga sur laquelle je travaille est une série fantastique qui se déroule à notre époque (en 2011), du moins au tout début, mais il n’en sera pas toujours ainsi. À un moment de l’histoire, je reviendrai au Moyen Âge. Toutefois, je ne vous dis pas quand et comment, afin de vous laisser la surprise. ;-)

Je peux vous dire cependant que mes trois héroïnes sont ce qu’il y a de plus mortel. Néanmoins, elles auront à faire face à une réalité parallèle à la leur qui chamboulera leur existence à tout jamais.

Revenons un peu à vous, Sonia. Quel a été le déclic pour raconter et écrire des histoires ?

Déjà adolescente, j’adorais inventer des suites aux films que j’avais vus et aimés. J’imaginais plusieurs scénarios, et par la suite j’écrivais de petites histoires que je lisais parfois à mon entourage.

Ce goût est devenu de plus en plus prononcé au fil du temps.

Vous écrivez d’abord sur un cahier, puis vous transposez à l’écran d’ordinateur. Cela ne vous fait-il pas deux fois plus de travail ?

C’est plus de travail, je le concède. Cependant, j’ai besoin du contact du crayon avec le papier. C’est viscéral… Pour moi, écrire directement à partir d’un clavier d’ordinateur est beaucoup trop impersonnel.

J’ai mon crayon fétiche avec lequel j’écris, et j’ai des cahiers que je choisis avec soin. Une fois que mon récit est retranscrit à l’ordinateur, j’imprime ce premier jet et je relis cette copie papier afin d’apporter les modifications nécessaires à mon récit.

Pensez-vous un jour vivre exclusivement de votre plume ?

J’aimerais beaucoup, mais je suis réaliste. Le marché québécois n’est pas si grand, il est d’autant plus important pour moi de percer en France pour élargir mon lectorat. Surtout que les romans qui se déroulent au Moyen Âge ne sont pas ce qu’il y a de plus populaire au Québec.

Il est certain que si mes romans étaient traduits en anglais, cela aiderait aussi mes chances d’y arriver, mais ce n’est pas évident.

Nous verrons bien et seul l’avenir nous le dira… ;-)

De plus, une adaptation cinématographique serait très bénéfique. D’ailleurs, il y avait eu des démarches d’entamées pour « Le masque du gerfaut » par un réalisateur français, malheureusement, cela ne s’est pas concrétisé.

Que conseillerez vous à de jeunes Auteur(es) qui se lancent également dans l’écriture de romans ?

Il faut aller au bout de ses rêves, et surtout ne pas s’arrêter aux premiers refus.

Votre récit doit être solide, bien documenté, vos personnages crédibles. Il doit y avoir une évolution dans votre histoire et surtout, il faut éviter les répétitions de situations.

Avant d’envoyer votre manuscrit à une maison d’édition, faites relire votre texte à des personnes qui seront à l’aise de vous partager leur opinion réelle. Avoir d’autres regards sur votre texte aidera beaucoup à découvrir les incongruités, les faiblesses, ou encore les passages moins compréhensibles.

Par la suite, il faut vérifier qu'il n'y ait pas de mots qui se répètent trop souvent, minimiser l’utilisation d’adverbes qui terminent en « ent » (ex. : chaleureusement), faire attention aussi au « et », « mais », « car » en trop grande quantité. Le logiciel « Antidote » est un très bon outil pour ce type de correction.

Assurez-vous de décrire ce que les personnages ressentent et non seulement nommer leurs émotions (ex. : expliquer que le cœur bondit dans sa poitrine, que ses mains sont moites, qu’un filet de sueur coule le long de sa tempe, au lieu de dire simplement que le personnage a peur).

Il faut lire, relire, travailler, retravailler plusieurs fois son récit avant qu’il soit prêt à être envoyé.

Finalement, faites des recherches pour trouver les maisons d’édition adéquates au type de roman que vous avez écrit.

Enfin, Sonia, quel est votre rêve ?

En fait, il y en a trois :

Que ma série historique soit traduite et distribuée à travers le monde, afin de faire découvrir l’histoire d’Anne et de Joffrey.

Que ma saga historique soit adaptée à l’écran. Souvent, les lecteurs me font la réflexion qu’ils voient les images défiler devant leurs yeux en faisant la lecture de mes romans. Et plus d’un m’a demandé quand une série télévisée ou un film serait réalisé…

Que ma nouvelle série fantastique imprègne tout autant mes lecteurs que ma série historique.

La Salamandre D'Axolotl

 

Auteure : Sonia Alain

par Alain Lafond, Trait de plume

Le 30 décembre 2013

 

La lecture de "L'amour au temps de la Guerre de Cent Ans" a suscité ma curiosité, et je me suis permis de poser quelques questions à l’auteure. Ses réponses étant de mon point de vue très instructives, je me permets de les reproduire ci-dessous sous forme de mini-entrevue. C’est une première pour moi, et je tiens à remercier Sonia pour son temps.

Mini-entrevue: Sonia Alain nous raconte…

1. Pourquoi choisir le domaine historique?C’est une avenue compliquée, un choix difficile, impliquant beaucoup de recherches et de nombreux risques de se faire critiquer par des historiens qui interprêtent l’histoire d’une manière différente…

Je suis une passionnée du Moyen Âge et cela depuis mon adolescence. Déjà à cette époque j’avais une prédilection pour les romans historiques. Pour moi, il était impensable de ne pas écrire dans ce genre littéraire.

C’est en effet une avenue compliquée, mais lorsqu’on est passionné d’un sujet, cela n’a pas d’importance. Pour moi, le travail de recherche est synonyme de découvertes, et cette étape est vraiment une excellente source d’inspiration pour moi. J’inscris toutes ces données sur de petites cartes (par catégorie), si bien qu’il m’est facile pendant mon écriture de me référer à mes notes.

Lorsque je fais des conférences dans les bibliothèques ou encore pendant les Salons du livre, je dis toujours que je ne suis pas une historienne, mais une passionnée du Moyen Âge. Toutefois, il arrive à l’occasion que des personnes (surtout des messieurs) me posent des questions pièges pour tester mes connaissances, mais je maîtrise bien ma matière et pour le reste, je réponds simplement que je l’ignore.

2. Qu’est-ce qui t’a inspiré cette histoire particulière?

Je voulais créer une saga intense en émotions. Étant une fervente admiratrice de l’auteure française Anne Golon (pour sa série Angélique), je désirais écrire une épopée aussi marquante. Je souhaitais qu’Anne et Joffrey s’affrontent de prime abord, instaurer un climat d’amour-haine entre eux. C’est vraiment avec mes recherches que j’en suis venue à créer l’histoire tout autour. Les personnages secondaires se sont greffés au fur et à mesure, au fils de mon écriture.

Il était impératif que mon récit se situe avant l’apparition de la poudre à canon, des fusils. J’avais en tête d’exploiter le côté noble, chevaleresque de mes personnages, et c’est seulement avec la réalité des combats à l’épée et du corps à corps que je pouvais y arriver. Je souhaitais avant tout faire ressortir les sentiments humains (souffrance, peur, amour, courage, etc.).

3. Le contexte historique est solide. Est-ce que l’histoire d’Anne et Joffrey est également basée sur des personnages et événements réels?

Tout le contexte est historique. Les batailles qui y sont relatées ont aussi eu lieu, ainsi que l’arrivée de la Peste Noire. De plus, plusieurs personnages secondaires dans mon roman ont existé (ex. : pape, royautés, vicomtes, Jeanne de Belleville, etc.). Toutefois, Anne et Joffrey sont des personnages fictifs, ainsi qu’une bonne partie de leur entourage immédiat. Je voulais garder la possibilité de les faire évoluer dans l’histoire à ma guise, sans aucune contrainte, tout en gardant cependant une saveur réelle.

Malgré tout, le destin d’Anne est authentique, car à cette époque, les femmes de noblesse servaient de monnaie d’échange. Elles n’avaient pas droit de regard sur leur avenir.

Dans les personnages qui ont existé, il est à noter que lors de mes recherches, je suis entrée en contact avec les propriétaires du château de Tonquédec, là où le vicomte de Langarzeau (l’allié de Joffrey et d’Anne) a grandi. Fait surprenant, ce château appartient toujours aux descendants de ce vicomte. C’est d’ailleurs avec leur permission que j’ai pu extrapoler un peu plus en ce qui le concernait.

Trait de plume

 

Entrevue avec Sonia Alain

par Jessica, site Les livres d'Alily et Audrey

Le 22 avril 2014

 

Sonia Alain est une auteur made in Québec qui nous a offert une très jolie saga "Les Gardiens des Portes" publiée chez Ada.

Alily s'est plongée dans l'univers de cet auteur. Vous pouvez, lire son avis sur le tome 1, en cliquant sur le lien: "Les Gardiens des Portes, Abygaelle".

Après avoir lu le premier volet, elle est allée à la rencontre de Sonia Alain.Un grand merci à elle pour avoir répondu présente pour cet entretien "bloguesque".Voici pour vous...

Alily : Qu'est qui vous a poussé à écrire un roman?

S.A : Le goût d’écrire des histoires, une imagination très fertile! J’aime faire rêver les lecteurs, les amener dans mon monde, les faire voyager. J’adore aussi lire des romans, et j’avais le goût d’écrire des histoires qui me plairaient autant que celles que je lisais.

Alily : Pourquoi avoir choisi la région de la Gaspésie pour raconter votre histoire?

S.A : Je suis native de cette région (Matane – qui est aux portes de la Gaspésie), et même si je n’y habite plus, la mer reste imprégnée en moi. Je rêve un jour de pouvoir retourner y vivre. C’est d’une telle beauté et d’une telle sérénité… Voilà pourquoi j’avais le goût cette fois-ci de camper mon histoire sur les rives du fleuve, dans ce décor enchanteur.

Alily : Une question s'impose! La boulangerie tant citée et aimée dans le livre existe-t-elle vraiment?

S.A : Eh oui! Les Folles Farines existent réellement. La boulangerie est telle que je la décris au Bic, et leurs pâtisseries sont vraiment très bonnes.

Alily : Qu'est-ce qui vous a motivé à choisir un thème comme celui de votre récit? Historique fantastique...

S.A : À la base, ce sont deux genres littéraires que j’adore lire. Il y a aussi le fait que je me passionne pour certaines périodes de l’histoire de l’humanité (ex. : Moyen Âge, civilisation celtique, civilisation romaine, etc.), et cela depuis l’adolescence déjà. La première série que j’ai écrite est d’ailleurs une saga historique qui se déroule au Moyen Âge. Cette fois-ci, même si ma série était à la base une histoire fantastique, je ne pouvais m’empêcher d’y ajouter un volet historique, qui soit en lien avec des sujets qui me fascinent. De plus, je trouvais que cela faisait un heureux mélange, et rendait mon récit plus riche.

Alily : Avez-vous eu un mot à dire sur les couvertures de votre série ? Les avez-vous imaginées ?

S.A : Oui, et c’est une expérience que j’ai adorée. C’était la première fois que j’avais un droit de regard sur mes pages couverture. Le graphiste et moi avons travaillé de concert ensemble. Je lui disais ce que je voyais comme page couverture, et lui la réalisait. Par la suite, il me montrait son travail et nous discutions des détails à modifier, jusqu’à ce que nous arrivions à un résultat qui nous plaisait.

Alily : Parlez-nous un peu de vos personnages…

S.A : J’aime créer des personnages intenses, qui doivent passer au travers plusieurs épreuves. Je leur donne une image, une odeur, une personnalité, des émotions, qui les rendent presque réels. Pour mes personnages masculins, je me rends jusqu’à la limite de ce qui est acceptable. Ceux-ci sont sombres, tourmentés, rustres, mais emplis d’une grande noblesse et d’une abnégation d’eux-mêmes. Ce sont des guerriers dans l’âme, des protecteurs fidèles pour mes personnages féminins. Quand à celles-ci, elles se retrouvent toujours aux prises avec des situations auxquelles elles ne s’attendaient pas, obligées de se dépasser pour survivre. Elles sont d’une grande sensibilité, vulnérable, mais forte également. Elles ont toutes du caractère, et une influence marquée sur mes personnages masculins. Finalement, je cherche toujours à créer un lien entre les deux qui sera certes mis rudement à l’épreuve, mais qui sera aussi renforcé par l’amour qui les liera.

Alily : Avez-vous un genre littéraire de prédilection à lire, à écrire ?

S.A : Depuis l’adolescence, j’ai une prédilection pour les romances historiques. Quand le genre fantastique romancé est apparu, j’ai tout de suite été attirée par ce type de récit également. Il est certain qu’avec mon travail de chroniqueuse littéraire, j’ai à lire un peu de tout, mais lorsque je m’achète un roman pour le plaisir, je vais toujours avec une romance historique ou fantastique. C’est pourquoi il allait de soi que les romans que je désirais écrire soit dans ces deux genres littéraires.

Alily : Vous faire éditer au Québec fut difficile ? Comment s’est passé votre chemin entre l’écriture et la publication?

S.A : Il n’est jamais facile de se faire publier, même au Québec. Les maisons d’édition reçoivent énormément de manuscrits et n'en choisissent qu'un petit nombre. Je me trouve très choyé d’avoir été choisi trois fois par des maisons d’édition. Pour moi, écrire a toujours été un rêve, et je suis très heureuse qu’il puisse se réaliser. Comme plusieurs personnes, mes manuscrits ont été refusés au début. Cependant, cela ne m’a pas arrêtée pour autant. J’ai retravaillé mes manuscrits et aie soumis de nouveau mon travail à des maisons d’édition. Aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir 5 romans de publiés à mon actif, et j’ai bien l’intention de continuer sur cette voie… Il ne faut pas hésiter à poursuivre ses rêves!

Alily : J'ai lu qu'une librairie en Europe vendait vos livres. Quel effet cela vous fait-il de voir votre travail s’exporter si loin ?

S.A : En fait, tous mes livres sont accessibles en Europe (et plus particulièrement en France), que ce soit à la fnac, chez Decitre, Chapitre, Amazon ou même sur demande dans les autres librairies. J’ai même appris que mon premier roman était dans certaines bibliothèques de France. Pour moi, cela représente beaucoup, et j’en suis très fière, car de pouvoir traverser l’océan avec mes romans est vraiment quelque chose de fabuleux. C’est un honneur!

Alily : Avez-vous besoin d'une ambiance particulière pour écrite? Une manie quelconque?

S.A : J’ai besoin d’être seule, et dans une pièce fermée pour pouvoir m’isoler dans ma bulle et écrire. J’ai toujours une musique d’ambiance en lien avec le style de roman que j’écris. De plus, je suis incapable d’écrire mon premier jet à l’ordinateur, je dois le faire à la main dans un cahier.

Alily : Quel est votre plus grand coup de cœur littéraire?

S.A : Du côté historique, il s’agit de la série « Angélique » d’Anne Golon. Du côté fantastique, il s’agit de la série « Avalon » de Marion Zimmer Bradley.

Alily : Avez-vous un auteur qui vous a particulièrement inspiré, ou tout simplement donné l’envie d’écrire?

S.A : Anne Golon a été une grande source d’inspiration pour moi, ainsi que ses personnages; Angélique et Joffrey. Karen Marie Moning m’a beaucoup inspirée aussi pour le fantastique.

Alily : Avez-vous d'autres projets en tête? Ou avez-vous d'autres séries déjà parues?

S.A : En premier lieu, je dois terminer mes deux prochains tomes de ma série « Les gardiens des portes ». J’ai aussi en ébauche, une autre série de romance historique; le premier tome est d’ailleurs déjà commencé. J’ai également en tête un autre projet. En fait, je ne manque pas d’idées.

J’ai une saga historique qui est déjà publiée en trois tomes;

  • Le masque du gerfaut (chez vlb)
  • L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans : La tourmente (chez Les Éditeurs Réunis)
  • L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans : L’insoumission (chez Les Éditeurs Réunis)

Étant donné que j’ai dû changer de maison d’édition en cours de route pour ma saga historique, cela explique le fait que le titre du tome 1 ne soit pas le même que les deux autres tomes.

Alily : quel est votre rapport avec la blogosphère, et tout cet engouement littéraire, blog, forum, sites, autour de la lecture ? Y-êtes-vous présente ?

S.A : La blogosphère et les réseaux sociaux sont des incontournables dans notre société. Je trouve très important d’y être présente, d’ailleurs j’ai mon propre blogue, une page Facebook personnel et aussi une pour chacune de mes séries, je suis sur Twitter, Pinterest et même Scoop.it. Bref, j’essaie d’être un peu partout. Étant une fervente lectrice, je trouve important qu’il y ait cet engouement littéraire sur le web, cela permet aux gens de découvrir les romans sur le marché. Lire est un passe-temps fabuleux, mais aussi d’une grande richesse.

Alily : Portez-vous de l’importance au retour des lecteurs, à leurs critiques, leurs ressentis ?

S.A : C’est primordial pour moi! J’aime avoir l’opinion des lecteurs, savoir ce qu’ils ont ressenti en lisant mes romans. J’ai beaucoup de plaisir à échanger avec eux sur les réseaux sociaux. Cela me permet de savoir ce qui les touche, ce qu’ils aiment, voire leur vision des choses. Ce point de vue extérieur est très intéressant.

Alily : Que pensez-vous du livre numérique ? Vous êtes plutôt papier ou écran ?

S.A : Je ne sais pas trop! Il est certain qu’un livre numérique a son utilité et est très pratique, surtout pour les personnes qui partent en voyage. Cependant, il y a un côté moins reluisant pour les auteurs à ce sujet. C’est très triste lorsqu’on découvre que l’un de nos romans a été piraté et qu’il est offert gratuitement sur le web. Pour ma part, je préfère tenir un roman papier entre mes mains!

Alily : Un événement a eu lieu récemment à Québec pour le salon international du livre de Québec. Comment avez-vous vécu votre expérience ? Avez-vous fait de belles rencontres ? Comment avez-vous trouvé la ville de Québec ? Venez-vous souvent dans ce petit coin de la province ?

S.A : Québec est une très belle ville et j’adore m’y rendre. Cette ville a un cachet bien spécial que l’on ne retrouve nulle part ailleurs au Québec, surtout à l’endroit où se trouvent les premières bâtisses et les fortifications qui datent de la colonisation.

Le Salon du livre de Québec est le deuxième plus gros événement littéraire après celui de Montréal. C’est donc une étape importante dans la vie d’un écrivain. J’adore l’ambiance qui y règne, les rencontres que l’on y fait…

Ce fut d’ailleurs un événement marquant et des plus enrichissant. De belles rencontres, des échanges intéressants, ainsi qu’une belle visibilité dans le kiosque d’AdA. Je suis très contente!

Les livres d'Alily et Audrey

 

Entrevue: Sonia Alain, son aventure littéraire & sa nouvelle série fantastique

par Rachel Graveline, site Les rives littéraires

Le 24 avril 2014

 

Les lecteurs, qui ont pu d’abord découvrir Sonia Alain pour son titre Le masque du gerfaut qui s’ensuivit des 2 tomes de L’amour au temps de la Guerre de Cents Ans qui s’apparentaient à son premier bouquin, attendaient désormais avec impatience de la redécouvrir dans un tout nouveau genre, soit le fantastique. Déjà nominée pour le Prix jeunesse des univers parallèles (dévoilement du gagnant à l’automne prochain), la série Les gardiens des portes semble emprunter le chemin du succès. Mais qu’en est-il de l’auteure à ce jour? De quoi son aventure littéraire a-t-elle été pointée? Je vous laisse en apprendre un peu plus sur la charmante Sonia sans oublier de vous glisser un mot sur ses plus récentes publications.

À quel moment de ta vie as-tu commencé l’écriture?

En fait, j’ai commencé à écrire à l’adolescence. À cette époque, j’adorais inventer des suites ou des fins différentes aux films que j’aimais. Par la suite, j’ai commencé à écrire des nouvelles, puis des romans. Ce plaisir d’écrire m’est toujours resté, et j’espère qu’il demeurera encore très longtemps.

Lors de l’écriture de ton premier roman, croyais-tu te rendre aussi loin?

Je l’espérais de tout cœur, car c’était l’un de mes rêves les plus chers, toutefois, je n’osais y croire de peur d’être déçue. C’est grâce à l’encouragement de mon entourage que je me suis risquée. Je flottais sur un petit nuage lorsque j’ai reçu l’appel de la maison d’édition. Depuis ce jour, chacune des publications de mes romans est un cadeau merveilleux que je chéris à chaque fois.

Le temps d’écriture pour ton premier titre a été d’environ 5 ans alors que les subséquents se sont écrit beaucoup plus rapidement. Dirais-tu que l’expérience de l’édition t’a donné une certaine facilité ou est-ce le côté tangible de voir ton œuvre publiée qui t’a lancé davantage sur ce chemin?

Il est certain que nous prenons de plus en plus d’assurance à chacun des romans, de plus, grâce aux conseils que nous recevons, notre écriture devient plus facile, plus fluide.

Il y a aussi le fait que dans le cas du tome 1 et 2 de « L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans », tout le volet de recherche avait déjà été fait avec l’écriture de mon premier roman « Le masque du gerfaut », puisqu’il s’agissait d’une suite. Mes personnages étaient déjà bien campés, et le fil de mon récit bien installé.

Quant à ma nouvelle série, le tome 2 était déjà en ébauche depuis un bon moment. En fait, il s’agissait d’une histoire que j’avais écrite déjà dans mes débuts, mais qui avait grand besoin d’être retravaillée.

Finalement, au fil des publications, il y a aussi le désir d’écrire qui prend de plus en plus d’ampleur. Ma tête fourmille de mille idées qui ne demandent qu’à être mises sur papier.

Qu’est-ce qui soulève davantage ta passion pour l’écriture?

Étant donné que j’adore lire, surtout des romans qui me donnent des frissons et me font voyager, je cherche à reproduire ces émotions et ce plaisir en écrivant à mon tour.

Je trouve génial de créer des personnages de toutes pièces, de leur donner vie, de leur faire vivre une panoplie de péripéties et d’émotions.

J’aime créer, jouer avec des conventions qui sont à la limite de l’acceptable. Je suis aussi poussée par mon désir de découvrir des époques et des civilisations depuis longtemps révolues, de les faire revivre à travers mes récits.

Quels sont tes rituels d’écriture?

J’écris toujours mon premier jet à la main dans un cahier, par la suite, je retranscris le tout à l’ordinateur.

J’écoute en boucle une musique de fond en lien avec ma thématique. Cela me permet d’entrer dans ma bulle et de m’isoler de tout. J’ai aussi à portée de main des photos en liens avec mon récit pour m’aider à visualiser les lieux, ainsi que mes personnages.

Pour voire le vidéo "Une auteure et ses romans", cliquer ici

Une série fantastique

Qu’est-ce qui t’a amené à écrire une série de romans fantastique?

C’est un genre littéraire que j’adore lire. J’aime mélanger la réalité à l’imaginaire… jouer avec les légendes et les mythes. Tout comme le roman historique, le roman fantastique nous permet d’aller au-delà des conventions de notre société. Je peux ainsi exploiter plus à fond les émotions humaines, ainsi que les relations entre les personnages.

Quelle est ta principale source d’inspiration pour ces titres?

Mes titres m’ont été inspirés par mes personnages et le rôle qu’ils jouent dans ma série.

Le titre « Les gardiens des portes » fait référence à chacun des trois hommes (les gardiens) censés protéger les portes.

Le terme « les portes » fait référence à trois jeunes femmes qui ont une influence décisive sur le passage qui relie notre monde à celui des ténèbres. Chacun des sous-titres des trois premiers tomes porte le prénom de ces trois femmes.

  • Abbygaelle peut ouvrir la porte (le passage)
  • Alicia peut sceller définitivement la porte et condamner le passage
  • Amélie peut garder ce même passage ouvert par sa seule présence

Quelles surprises nous attendent dans la suite de cette série?

Le tome 3 sera concentré sur l’histoire d’Amélie, et permettra aux lecteurs d’en découvrir un peu plus sur ce qui se trame dans l’ombre. À la fin de ce tome, Abbygaelle, Alicia et Amélie seront rendues au même point dans leur cheminement, prêtes à affronter leur destinée.

Dans le tome 4, tous les personnages se retrouveront réunis pour le dénouement. Cependant, nos trois héroïnes ne seront pas au bout de leur peine, car elles feront un bond marqué dans le temps et se retrouveront dans les années 1500. Elles n’y seront pas seules, car les ténèbres les environneront…

Est-ce qu’il y a d’autres genres littéraires que tu aimerais explorer?

En fait, je l’ignore. J’ai déjà commencé une nouvelle saga, une romance historique. Cependant, j’ai également un roman d’aventure et d’espionnage, que j’ai écrit il y a un bon moment de ça et qui ne demande qu’à être retravaillé. ;)

Toutefois, je peux dire que mes styles de prédilection sont la romance historique, ainsi que la romance fantastique.

Pour voir la critique du tome 1 et la bande-annonce, cliquer sur la section "Presse (saga fantastique)"

Pour suivre Sonia Alain:

Les rives littéraires

 

Une cuillère à soupe de fantastique, une bonne poignée de mythes et légendes et un soupçon d’érotisme

par Léonie Pelletier, site des Éditions AdA

Mai 2014

 

Sonia Alain est la mixologue des auteurs. Déjà à son cinquième romans publié, elle réussi très bien à entrecroiser plusieurs styles d’écriture. Rencontre avec une femme passionnée par le genre fantastique et historique.

Comment être passée d’éducatrice à auteure ? Quel a été l’élément déclencheur vous dirigeant vers l’écriture ?

J’ai toujours eu une prédilection pour l’écriture. En fait, depuis mon adolescence je prends plaisir à écrire des histoires. Déjà à cette époque, c’était une passion pour moi. Lorsque j’étais éducatrice en garderie, j’écrivais même pendant mon heure de pause.

J’aime beaucoup lire des romans historiques, ainsi que des romans fantastiques. Pour moi, il était naturel d’en venir un jour à écrire le genre d’histoire que j’aimais lire, de faire vivre des personnages sous ma plume.

Comment divisez-vous votre temps d’écriture ? Quel est votre rituel d’écriture ?

J’écris depuis peu à temps plein, car je prends moins de contrats désormais. Ce qui me permet de m’installer dès 8h30 à mon bureau pour écrire, et cela jusqu’à l’arrivée des enfants de l’école. Je prends quelques petites pauses dans la journée pour promouvoir mes romans sur le web, puis je retourne à l’écriture.

Étant donné que j’écris à la main dans un cahier, il me faut recopier le tout à l’ordinateur par la suite. Je retranscris mon récit en fin d’après-midi, lorsque je suis moins enclin à la composition.

Je mets toujours une musique d’ambiance pour entrer dans ma bulle, je ferme les yeux et je visualise mon personnage masculin. Je l’imagine en interaction avec mon héroïne dans une scène ou deux, puis je commence à écrire. La musique m’aide beaucoup à me concentrer. De plus, j’écris toujours avec mon crayon à mine fétiche.

Vous entrecroisez à merveille le réel et le fantastique. Comment élaborer cette stratégie avec doigté ?

Je fais beaucoup de recherches avant de commencer mon projet d’écriture. Je suis très méticuleuse à ce sujet. Je collecte une panoplie d’informations, ce qui me donne de la matière très intéressante lorsque je commence à écrire, et nourris mon imagination.

Je fais en sorte que l’information réelle coïncide harmonieusement avec les éléments fantastiques de façon à jouer sur l’hypothèse « et si c’était réel… ».

Vous semblez faire énormément de recherches autant au niveau des faits historiques et des légendes qu’au niveau réel du monde tel qu’on le connaît, géographiquement parlant par exemple. Comment retracer tous ces faits ? Allez-vous sur les lieux, sont-ils inspirés de votre vie ?

Ce sont soit des lieux que je connais très bien et qui sont chers à mon cœur; comme la Gaspésie et le Bas-du-Fleuve, car il faut dire que je suis native de cette région. Ou bien, il s’agit d’endroits que j’aimerais beaucoup visiter et qui me fascinent depuis longtemps, comme l’Écosse et les Highlands par exemple. D’ailleurs, je me promets bien un jour de visiter ce merveilleux pays.

Pour ce qui est du contexte historique, j’adore tout ce qui se rapproche de près ou de loin à la culture celtique, à la tradition écossaise ancestrale. J’aime aussi beaucoup découvrir les mythes et les légendes, cela m’intrigue.

Je collecte les faits, puis je les classe sur des cartons par catégorie. Cela me permet d’accéder rapidement à l’information. Je fais des recherches dans les livres et sur le web. Je trouve plusieurs images qui illustrent bien les lieux, les personnes ou les objets, de façon à pouvoir mieux les décrire par la suite.

Pourquoi mettre de l’érotisme dans vos livres ? D’où vient cet intérêt ?

J’adore mêler ce genre à mes récits, cela met un peu plus de piquant à mes histoires. J’aime jouer sur ce volet de différentes façons, faire ressentir des émotions diverses aux lecteurs. Pour moi, une romance se doit d’avoir sa dose d’amour, d’aventure, de mystère et aussi d’érotisme… Cela me permet aussi de jouer plus en profondeur sur certains volets qui touchent la personnalité de mes personnages, ce qui les rend plus intenses.

La structure de la série des Gardiens des portes est plutôt particulière. Les livres sont indépendants les uns des autres, tout en ayant un mince fil conducteur qui mènera au dévoilement final dans le quatrième livre. D’où vient cette idée originale ?

C’est une tendance que j’ai découverte dans les romans anglais. Je trouve le concept intéressant, car cela permet de bâtir différentes histoires en une même série. Je peux ainsi toucher à différents sujets, tout en gardant un même fil conducteur. Cela offre une panoplie de possibilités. De cette façon, les lecteurs ont aussi la satisfaction d’avoir un dénouement à la fin de chacun des tomes.

Malgré tout, cela implique aussi qu’il faut garder en tête le fil conducteur (la trame de fond) d’un tome à un autre, dévoiler peu à peu certaines informations dans le bon ordre, et s’assurer que le tout s’emboite bien.

Quels-sont vos prochains projets mis à part vos troisième et quatrième tomes des Gardiens des portes ?

Une belle romance historique qui se déroulera au début des années 1900 au Québec, en Europe, ainsi qu’en Afrique. Les deux personnages principaux seront Adélaïde de Beauchamp et Aidan MacBain, deux êtres très intéressants, tourmentés, sensibles et mystérieux. Le titre principal sera « D’amour et de haine ». Il y aura 3 tomes en tout. À suivre…

Questions des internautes :

Avant tu écrivais des romans historiques. Comment as-tu choisi ton nouveau sujet et le différent genre ? - Jacques Goyette

J’aime autant lire de l’historique que du fantastique. J’avais le goût de marier les deux genres littéraires dans ma nouvelle série. Il me fallait donc un sujet qui se prêterait bien aux deux styles, c’est pourquoi j’ai arrêté mon choix sur les légendes et les mythes. Il me fallait aussi des personnages qui me permettraient d’évoluer à travers le temps, d’où l’intérêt de Marcus qui est âgé de 2700 ans et de Keith qui vie derrière un voile magique selon un mode ancestral. De cette façon, je pouvais jouer sur le volet historique, tout en évoluant dans le fantastique.

Éditions AdA

 

L'interview du jour : Sonia Alain (première partie)

par Claire Roig, blogue En mode écriture

Le 1er octobre 2014

 

Il y a deux ans environ, j'ai fait la connaissance de Sonia Alain sur Internet. Elle écrit, et je vais la laisser parler d'elle.

Qui es-tu? Comment te définis-tu?

Je suis une incorrigible romantique, une personne qui croit à l'amour véritable, éternel et à la noblesse de l'âme. Ce qui transparait dans mes romans.

Je me définis comme une personne rêveuse, sensible, curieuse, qui adore la vie. J'ai aussi un petit côté méthodique qui fait que j'aime bien être ordonnée et j'accorde une importance capitale au respect.

Je suis également auteure de romance historique, mais aussi de romance fantastique. Je fais des conférences dans les bibliothèques qui sont en lien avec mes romans. Parallèlement, je donne des formations aux professionnels de la petite enfance au sujet de l'importance de sensibiliser les enfants à la lecture.

Bref, ma vie tourne autour du livre, car je suis une inconditionnelle lectrice, et cela depuis ma jeunesse.

Pourquoi écris-tu?

J'écris avant tout parce que je ressens ce besoin de partager mes histoires avec les autres. Comme je disais plus haut, je suis une rêveuse, pourvue d'une imagination débordante. J'aime inventer des histoires, faire ressentir des émotions intenses aux lecteurs, les faire voyager, les amener dans mon monde imaginaire.

J'aime tellement lire, que je ne peux m'empêcher à mon tour d'écrire des récits de mon cru.

Inventer des personnages de toutes pièces, leur donner une âme, des émotions; j'adore faire cela. Découvrir le monde à travers leurs yeux est une merveilleuse façon de voyager.

Comment écris-tu? Utilises-tu des procédés techniques, des contraintes? T'imposes-tu des limites dans l'écriture d'un texte?

Lorsqu'une idée me vient en tête, je la laisse mijoter un certain moment, je prends des notes, je commence à faire l'ébauche des personnages.

Par la suite, je fais des recherches sur le sujet, les lieux, l'histoire (sur le web et dans les livres). Je me prépare des cartons sur lesquels je note l'information pertinente. Je fais aussi des recherches d'images sur le web. Une fois bien outillé, mon récit commence à prendre forme.

Une autre étape importante est de trouver un visuel représentatif de mes personnages. Je cherche l'acteur et l'actrice qui les représentent le plus dans des émotions, des poses et des costumes variés.

Une fois que tout cela est fait, je choisis une musique appropriée à mon histoire et me voilà prête à écrire. J'écris de façon régulière, sans vraiment de contrainte de temps, ni de limite prédéfinie. Cependant, ce n'est pas un problème pour moi dans l'immédiat, car j'éprouve le besoin d'écrire presque tous les jours.

Point important, j'écris à la mine dans un cahier, puis c'est seulement après que je retranscris le tout à l'ordinateur. J'ai besoin du contact d'un crayon et d'une feuille.

En mode écriture

 

L'interview du jour : Sonia Alain (deuxième partie)

par Claire Roig, blogue En mode écriture

Le 2 octobre 2014

 

Voici la suite de l'interview que vous attendez avec impatience !

Sonia, quand et où écris-tu principalement ? Et en dernier recours ?

J'écris principalement le jour, plus souvent la semaine, car je suis plus tranquille à la maison.

J'écris dans mon bureau, et si nous sommes l'été (lorsque mes adolescents sont en vacances) je vais dans ma chambre pour écrire afin d'être en mesure de m'isoler dans ma bulle.

Si je suis à l'extérieur de la maison et que j'ai une idée, je la prends tout simplement en note sur un papier.

Sur quoi se portent tes envies d'écriture ? Quels sont tes genres de prédilection ?

J'ai toujours adoré les romances historiques et cela depuis mon adolescence; je dévorais (et c'est toujours le cas) les romans dans ce genre littéraire. Il n'est pas surprenant alors que j'ai une prédilection pour écrire dans ce style. C'est la raison pour laquelle j'ai cantonné ma série "L'amour au temps de la Guerre de Cent Ans" au Moyen Âge, car c'est une période qui m'a toujours intriguée. Cependant, à cause de mon projet actuel, j'ai aussi appris à connaître et à apprécier l'époque romaine. Il faut dire que les civilisations m'ont toujours fascinée.

Depuis la sortie de la saga "Le seigneur des anneaux", j'ai également découvert le genre fantastique, ce qui m'a donné le goût d'explorer cette voie avec ma série "Les gardiens des portes". Toutefois, je n'ai pas pu m'empêcher d'ajouter un volet historique à cette série fantastique.

Quant à ma prochaine série (qui est déjà en cours d'écriture), j'ai décidé d'explorer un chemin différent. Ayant aussi plaisir à lire les romans d'époques victoriennes, j'ai eu le goût de parcourir une nouvelle avenue. C'est à voir...

Qui es-tu quand tu écris et comment te sens-tu après ?

Bonne question! En fait, je reste toujours la même personne, c'est seulement que je donne libre court à mon imagination. Le fait d'écrire des romans qui se déroulent à une autre époque, ou avec des personnages qui viennent d'une autre réalité, me permet d'exploiter le côté plus sombre de l'humain, de jouer sur la limite de ce qui est acceptable ou non. Quelque chose que je ne pourrais pas faire dans la réalité actuelle.

J'aime écrire, c'est un besoin vital pour moi! Lorsqu'il y a de longues périodes sans écrire (à cause des contraintes de la vie), je ressens une certaine frustration, comme si je devais refouler une partie de moi... C'est si bon d'écrire...

Merci Sonia!

En mode écriture

 

Interview de Sonia Alain

par Françoise Llanah, Book-Attitude

Le 14 octobre 2014

 

Dans le cadre d'un partenariat Blogueur-Auteur, Sonia Alain, auteure québécoise francophone, a bien voulu se prêter au jeu des Questions-Réponses.

Tout d'abord merci pour le temps que tu vas m'accorder, de répondre pour Book-Attitude. Tout d'abord une présentation pour les lecteurs, tu veux bien ?

Avec plaisir! ^_^

Tout d’abord, je suis l’épouse d’un homme fantastique et la mère de trois adolescents. Je suis également une grande romantique dans l’âme. Je suis toujours aussi amoureuse de mon époux qu’au premier jour, sinon davantage, c’est ce qui fait que j’ai autant de plaisir à écrire des romances.

J’ai été éducatrice auprès de la petite enfance dans un premier temps, puis enseignante au niveau collégial, et finalement formatrice dans le domaine de la petite enfance. Aujourd’hui, j’ai la chance d’écrire à temps plein.

J’ai une prédilection pour les romans d’amour avec un contenu historique et/ou fantastique. Il en va de même pour les films. J’adore écouter de la musique, en particulier Sarah Brightman.

J’aime aussi les activités d’artisanat ; scrapbooking, chandelle, savon et peinture sur bois.

Tu as sorti bon nombre d’ouvrages, comment es-tu arrivé jusque-là ? T’es-tu dis un jour : « je serais écrivain » ?

Mon désir d’écrire vient du fait que je suis une dévoreuse de romans et cela depuis fort longtemps.

D’ailleurs, lorsque j’étais adolescente, j’éprouvais déjà le besoin d’inventer des histoires, de les mettre sur papier. J’aimais beaucoup inventer des fins différentes aux films que j’écoutais.

J’ai commencé à écrire plus sérieusement vers la fin de la vingtaine. C’est à partir de ce moment-là que j’ai caressé le rêve d’être publié un jour. Sauf que je n’avais aucune idée que ce rêve se réaliserait, et encore moins à maintes reprises. Depuis, je ne peux m’empêcher d’écrire…

À l'heure actuelle, si tu devrais résumer en un mot ton parcours jusqu'à aujourd'hui, lequel serait-ce ?

Persévérance

Comment arrive-t-on, là où tu en es aujourd’hui ?

En croyant à son rêve et en travaillant avec acharnement, sans calculer ses heures. La voie de l’édition est un parcours de longue haleine, chargé d’embuches, d’incertitudes et parfois aussi de désespoir, il ne faut pas tout abandonner à la première difficulté.

Il faut aussi être méthodique, débrouillard et déterminée. Pour ma part, j’adore inventer des histoires, forger des personnages, leur faire vivre différentes émotions. C’est un réel plaisir pour moi. Tant que j’ai la passion d’écrire, je compte bien poursuivre.

D'où te viennent tes idées ? Ton inspiration ? As-tu des musiques référencées ?

J’adore écouter Sarah Braghtman lorsque j’écris. Ses chansons me permettre d’entrer dans ma bulle, de m’évader dans mon monde imaginaire. J’aime bien aussi écouter de la musique celtique et Enya.

Mon inspiration vient de prime abord de mes passions. J’écris ce que j’aimerais lire. Je suis fascinée par le Moyen Âge, les cultures très anciennes comme la Rome antique, tout comme les mythes et les légendes. J’aime jouer avec des éléments concrets et des croyances populaires, les rendre vivants.

Mes idées me viennent en grande partie de mes nombreuses recherches. Souvent, les situations dans mes romans découlent d’un événement réel qui s’est déroulé dans le passé. Toutes ces découvertes que je fais nourrissent mon imagination, me donnent des idées de scénarios à écrire.

Tu es plutôt papier ou ordi ? Crayon de bois ou stylo ? Un petit objet fétiche pour écrire ? Si oui lequel ?

J’écris toujours dans des cahiers d’écriture avec mon pousse-mine fétiche. Je choisis avec soin mes cahiers d’écriture. Ils doivent être à spirale pour que je puisse les replier et avoir une couverture inspirante sur le dessus.

Dans chaque personnage, laisses-tu une partie de toi ? Je veux dire, une partie de ta personnalité ?

On retrouve toujours un peu de moi dans mes personnages féminins, ainsi que quelques caractéristiques de mon époux dans les héros ; comme sa noblesse d’âme, la couleur de ses cheveux, ou encore sa façon d’analyser les situations.

Quant à mes personnages féminins, elles ont parfois certaines de mes peurs (ex. : les hauteurs comme dans le roman « Les gardiens des portes : Abbygaelle »). Elles portent des odeurs que j’adore (ex. : la lavande), ont des répliques que je fais moi-même ou encore sont pourvue de certaines de mes forces (ex. : la persévérance).

De plus, tous mes personnages féminins ont un prénom qui commence par la lettre « A » (pour faire un parallèle avec la première lettre de mon nom « Alain »).

Combien de temps passes-tu par jour, en moyenne, à écrire ?

Je passe une grande partie de ma journée à écrire, relire mes textes et les retravailler.

Quelles sont tes projets pour l'avenir ?

Terminer ma série « Les gardiens des portes ».

Poursuivre ma prochaine série « D’amour et de haine ».

Poursuivre mes conférences (en lien avec mes romans) dans les bibliothèques, et continuer d’être présente dans les Salons du livre.

Travailler fort pour que l’une de mes séries soit un jour adaptée cinématographiquement.

Nous arrivons au terme de cette interview : Un petit mot pour la fin ?

Je voudrais remercier les lecteurs pour leur assiduité et leur présence. Sans eux, mes écrits demeureraient dans l’ombre.

J’espère de tout cœur que les lecteurs éprouvent autant de plaisir à lire mes histoires que moi à les écrire, et que mes récits les transportent l’espace d’un instant dans un autre monde.

Je vous souhaite à tous de merveilleux moments de lecture!

Au plaisir de vous rencontrer un jour!

BONUS : Qu'est-ce que tu nous réserves dans les tomes suivants des Gardiens des Portes ?

Dans le prochain tome « Amélie », les lecteurs en découvriront davantage sur la trame de fond. Certaines questions trouveront des réponses, mais d’autres seront suscitées. Des liens apparaîtront entre les individus des deux premiers tomes et celui-ci. Vous en apprendrez aussi un peu plus au sujet de celle qui manipule tout le monde dans l’ombre.

Surtout, vous ferez la connaissance de deux nouveaux personnages hauts en couleur : Amélie et Logan.

Amélie est une chasseuse qui en connait un rayon sur les créatures de la nuit. D’ailleurs, c’est elle que Marcus consulte dans le tome 1 « Abbygealle ». Elle a aussi un lien particulier avec Courtney, la jeune femme qui connait un triste sort au début de la série. À l’inverse des deux autres clés de voûte, elle est tout à fait préparée à affronter sa destinée. Le seul problème, c’est qu’elle ignore un élément vital à son sujet qui bouleversera sa vie.

Quand à Logan, c’est le plus sombre des trois gardiens. Il est déjà à la solde d’Abaddon, fait partie du monde des ténèbres, mais pour la mauvaise raison. Il a un passé commun avec Amélie, qui embrouille les cartes. Il est déchiré entre deux émotions contradictoires, deux vérités diamétralement opposées.

Pour ce qui est du tome 4, je vous réserve tout une surprise. Je peux cependant vous dire que les personnages principaux des trois premiers tomes se retrouveront réunis pour l’affrontement final avec Abaddon. Vous retrouverez même quelques personnages secondaires. Dans ce dernier volet, Abbygaelle, Alicia et Amélie devront faire face à un danger beaucoup plus douloureux…

Les ouvrages de Sonia ALAIN m'ont toujours intéressés depuis que j'ai vu circuler via les réseaux sociaux les couvertures de la série fantastique : Les Gardiens des Portes. Alors, lorsque pour j'ai reçu de mon amie Virginie le tome 1, je n'ai pu m'empêcher de le dévorer.

Je ne vous réécrirais sûrement pas la chronique au sujet des deux ouvrages déjà paru, mais, quoi qu'il en soit, vous ne devez pas passer à côté. J'ai découvert une âme imaginaire incroyable, pourtant issu de Mythes et de Légendes que nous connaissions sans doute tous... ou pas dans mon cas. J'ai appris des choses en lisant ses ouvrages dont je ne soupçonnais pas l'existence. Ses livres sont riches d'enseignements, d'informations que je vous conseille de découvrir.

Et si vous ne voulez pas m'écouter, et bien tant pis pour vous ;)

Je vous souhaite tout de même une très bonne découverte Livresque…

Les Livres de l'Auteur. Venez découvrir son Univers !

Book-Attitude

 

Entrevue – Sonia Alain, Les gardiens des portes

par Alain, site Le Patelinant

Le 24 février 2015

 

Lorsque l’on voyage, il n’y a rien de mieux que de découvrir les productions locales, d’autant plus lorsqu’il s’agit de livres ! C’est ce que l’auteure Québécoise Sonia Alain a permis au Patelinant grâce à son premier tome des Gardiens des Portes, Abbygaelle. Alors que le second tome, Alicia, est déjà paru, que le troisième est en révision, et que le quatrième est en gestation, l’auteure a accepté de répondre à quelques questions.

Le Patelinant : Avant de parler plus précisément de votre série Les Gardiens des Portes, pouvez-vous nous en dire plus au sujet du rapport que vous entretenez avec l’écriture ?

Pour moi, l’écriture est un moyen de partager toutes les idées qui bouillonnent dans ma tête, de faire découvrir des endroits magnifiques et des événements de notre passé aux lecteurs, tout en leur faisant ressentir diverses émotions.

J’aime écrire ! C’est une passion, un besoin presque viscéral.

Le Patelinant : Qu’est-ce qui vous a poussé à débuter cette série ?

J’avais déjà écrit une romance historique par le passé, et j’avais le goût cette fois-ci d’explorer d’autres avenues, comme le fantastique. Étant attirée par les légendes et les mythes, j’ai décidé de marier un peu les genres (fantastique et historique) et c’est ainsi qu’a germé cette série.

Le Patelinant : Il y a dans Abbygaelle une volonté de mettre en avant le Québec, son histoire et ses légendes. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Je suis fascinée par les régions du Bas-du-Fleuve et de la Gaspésie (au Québec), car j’y ai un attachement très profond. C’est dans ce coin de pays que je suis née. De plus, j’adore la mer et la culture qui se rattache à ces lieux. C’est pourquoi je tenais à faire découvrir ces rives enchanteresses aux lecteurs tout comme les légendes qui s’y rattachent. Les racines et la culture sont des points très importants pour moi.

Le Patelinant : Au cours de la chronique publiée sur Le Patelinant à propos du premier tome, il a été dit que la romance prenez une place importante. Il semble cependant que le second tome puise beaucoup plus dans la fantasy que ne le faisait Abbygaelle. Qu’en est-il ?

En effet. À cause de mes personnages qui sont des métamorphes (et de leurs phéromones) dans le premier tome, la relation entre Abbygaelle et Marcus est plus charnel, le jeu de la séduction plus aiguisé, ce qui explique la romance plus prononcée. Ce qui est différent dans le 2e tome. Dans ce second volet, on retrouve de la magie à profusion (mage noir, druide, etc.), des guerriers qui se battent encore à l’épée. De plus, l’histoire se déroule dans le Sidh (le monde du petit peuple). Il y a donc des elfes, des korrigans, des êtres féériques, etc. C’est ce qui apporte une couleur différente à l’histoire.

Le Patelinant : Nous l’avons dit, deux tomes sont déjà parus, mais il semble que deux autres ouvrages soient encore au programme. Que vont-ils nous raconter et nous faire découvrir ?

Dans le tome 3 qui sort en juin, les lecteurs découvriront l’histoire d’Amélie, la troisième et dernière clé de voûte. Son histoire se déroulera à Rome, au milieu des ruines de l’époque romaine. Ce nouveau volet fera référence aux démons et à l’enfer. Une histoire très différente des deux premiers tomes.

C’est dans le 4e tome (le dernier de la série) que se déroulera la conclusion finale. Tous les personnages principaux s’y retrouveront réunis pour affronter Abaddon (le mal) et retourneront dans le passé.

Le Patelinant : Avez-vous d’autres projets en prévision ?

Je travaille parallèlement sur une nouvelle trilogie qui s’intitulera « D’amour et de haine ». Il s’agira cette fois-ci d’une romance historique. L’histoire prendra sa source dans une région précise du Québec, se poursuivra en Afrique et se terminera en France.

Le Patelinant

 

Lune de Glace Interview - Sonia Alain

par site Internet "Lune de Glace"

Le 26 mars 2015

 

Commençons l'interview Sonia ...

Qui êtes-vous, en quelques lignes ?

-Une inconditionnelle romantique qui se passionne pour la lecture et l’écriture. Une femme avec des idées et des rêves pleins la tête.

D’où vous est venue l’envie d’écrire ?

-Adolescente, j’aimais inventer d’autres fins aux films que je voyais. Déjà, j’avais une imagination débordante.

Quels sont vos romans disponibles en librairies ?

-L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans : La tourmente

-L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans : L’insoumission

-Les gardiens des portes : Abbygaelle

-Les gardiens des portes : Alicia

-Les gardiens des portes : Amélie (dès juin 2015)

-« Le masque du gerfaut » est encore disponible dans quelques librairies, mais il ne reste plus beaucoup d’exemplaires sur le marché.

Lesquels avez-vous préféré écrire et pourquoi?

-J’ai une petite prédilection pour Le masque du gerfaut. Parce qu'il s’agit de mon premier roman, mais aussi parce que je suis très attachée aux personnages de Joffrey de Knox et d’Anne de Vallière. Leur rencontre est très marquante.

Où puisez-vous votre inspiration ?

-Dans ce qui me passionne à la base (Moyen Âge, légendes, mythes, etc.). Ensuite, mes recherches me fournissent l’information et le matériel nécessaire pour développer mes sujets.

Quels auteurs vous ont le plus influencé ?

-Anne Golon

-Marion Zimmer Bradley

-Diana Gabaldon

-Karen Marie Moning

Quels livres vous ont le plus marqué ?

-La série « Angélique » d’Anne Golon

-La série de Karen Marie Moning

Avez-vous encore le temps de lire ?

-Oui! C’est une nécessité pour moi!

Quel est le livre que vous lisez en ce moment?

-Fight for love : real, Katy Evans, Éditions Hugo roman

Quel est le dernier livre que vous avez lu ?

-La force d’aimer, Maya Banks, Éditions J’ai Lu

Auriez-vous envie de nous décrire votre première rencontre avec votre premier éditeur?

-Cela faisait plusieurs mois que mon manuscrit « Le masque du gerfaut » avait été envoyé à la maison d’édition, mais ne recevant aucune réponse, je croyais que mon roman ne les intéressait pas. Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un jour un appel téléphonique de l’éditeur de vlb. Celui-ci était désolé pour l’attente. En fait, mon manuscrit avait glissé derrière une étagère et il venait de le retrouver depuis peu. Il avait donc porté une attention toute particulière à mon histoire, et ayant aimé ce qu’il avait lu, décida de le publier.

Quels sont vos rituels d'écriture ?

-J’écris toujours avec une musique de fond pour me mettre dans l’ambiance. De plus, j’écris au crayon mine dans un cahier, toujours avec le même pousse-mine.

Avez-vous un genre favori, ou même des goûts particuliers en lecture ?

-J’adore les romances historiques, ainsi que les romans fantastiques, c’est d’ailleurs pourquoi j’écris dans ces deux genres littéraires.

Un vidéo clip ou une chanson qui vous inspire ?

-Here with Me (Sarah Brigthman)

-The last of the Mohican (musique du film)

-Gladiateur (musique du film)

-May It Be (Enya)

Avez-vous un projet de roman en cours ?

-Oui, je suis en train d’écrire une romance intitulée « D’amour et de haine ». Il y aura trois tomes.

Y a-t-il une citation qui vous interpelle ?

-Advienne que pourra

Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ?

-C’est toujours un plaisir pour moi de recevoir les commentaires des lecteurs, surtout les positives. Lol

-Il est certain que les critiques négatives sont toujours plus douloureuses à recevoir, mais lorsqu’elles sont faites de manière constructive, cela permet de m’améliorer.

Une citation qui vous a marquée ?

-Ad vitam æternam

Avez-vous reçu des remarques surprenantes de la part de lecteurs ?

-Cela m’arrive en effet. Je suis très choyée par mes lecteurs. Je suis toujours surprise et touchée de voir à quel point mes récits peuvent marquer certaines personnes.

Quel serait votre mot d’encouragement pour un nouvel auteur ?

-Il faut poursuivre ses rêves d’écriture envers et contre tout, persévérer. Il ne faut pas s’arrêter au premier non. Il est très important aussi de bien fignoler votre récit avant de le présenter à une maison d’édition.

La parole est à vous : Une dernière phrase ? Pensée ? Critique ?

-Je suis vraiment très chanceuse de pouvoir faire ce que j’aime; c’est-à-dire écrire. De voir mes romans publiés, de pouvoir rencontrer les lecteurs lors des Salons du livre ou de jaser avec eux sur le web est un magnifique cadeau de la vie.

Merci beaucoup de m’offrir cette possibilité de m’exprimer via cette interview.

Au plaisir de vous rencontrer un jour.

Merci Sonia, et je le souhaite tout autant ^^

Lune de Glace

 

Sonia Alain, une femme de cœur

par Dominik, blogue D'une histoire à l'autre

Le 21 janvier 2016

 

En premier lieu, je me présente, Sonia Alain, auteure de romance. Étant une femme très romantique et sensible, je ne pouvais pas faire autrement que d’écrire dans ce genre littéraire. Toutefois, j’aime beaucoup élargir mon éventail. C’est pourquoi j’écris autant des romances historiques que fantastiques et même érotiques.

Je suis une personne très curieuse, ce qui fait que j’apprécie le volet recherche lorsque je commence un projet d’écriture. J’aime rire, lire et écouter des films. Vous l’aurez deviné, mes champs de prédilection sont les histoires d’amour, d’aventure et de mystère.

Est-ce que vous pourriez nous décrire l'univers de votre série Les Gardiens des Portes?

L’univers de ma série « Les gardiens des portes » tourne autour des mythes et des légendes. On y fait la rencontre de personnages fantastiques et même mythiques, que ce soit dans notre monde réel ou dans des univers parallèles ou même surnaturels. Des faits historiques y sont greffés, ainsi que des lieux existants. On voyage aussi parfois dans le passé, ce qui rend le présent encore plus crédible.

Lors de l'écriture du premier tome, est-ce l'idée d'une quadrilogie était déjà vivante dans votre tête?

Oui, car je voulais que chacun des trois premiers tomes raconte l’histoire de mes trois couples, alors que le dernier volet rassemble tous les personnages pour le dénouement final.

Comment fonctionnez-vous lors d'une séance d'écriture? Quelle est votre routine?

J’ai besoin d’entrer dans ma bulle, de me plonger dans l’ambiance. C’est pourquoi j’écoute toujours en boucle une musique en lien avec le roman que j’écris, et qui m’inspire.

J’ai besoin d’écrire mes histoires à la main dans un cahier, et j’utilise toujours le même crayon à mine. C’est après que je retranscris le tout à l’ordinateur et que je retravaille mon texte.

J’ai aussi des photos de mes personnages devant moi, collés au mur afin que je puisse m’en inspirer.

Dans le premier tome, nous connaissons tous le personnage de Marcus. Est-ce que Marcus est la représentation d'un homme que vous connaissez ou ce n'est tout simplement le fruit de votre imagination?

C’est un mélange des deux. Quand je décide de créer un personnage, je commence par trouver un acteur qui s’en rapproche le plus physiquement. C’est plus facile pour moi par la suite de le visualiser et de le décrire.

Puis, je le rends vivant en lui ajoutant une personnalité, des émotions et des réactions qui vont de pair avec ce que je désire écrire comme histoire.

Tous mes personnages masculins ont une chose en commun; leur noblesse d’âme, leur dévouement, ainsi que leur altruisme, et ces qualités essentielles sont inspirés de mon époux.

Si l'un des protagonistes secondaires devait avoir sa propre histoire, son propre roman, lequel choisiriez-vous et pourquoi?

Il s’agirait en fait de trois protagonistes… les enfants de chacun des couples. Tous les trois ont une histoire hors du commun, et possèdent un bagage génétique riche en possibilités.

Est-ce que l'écriture plus jeunesse est un terrain auquel vous avez déjà pensé?

J’y ai déjà songé, mais ce n’est pas une avenue pour moi.

J’aime trop écrire des histoires intenses, riches en émotions, osées et sombres. Je ne veux pas avoir à me censurer dans mon écriture.

Quel est votre plus grand rêve?

J’en ai deux en fait. J’aimerais que mes romans soient traduits (surtout en anglais) et qu’un jour l’une de mes séries se retrouve sur écran (soit en télésérie ou en film).

Que pouvons-nous vous souhaiter pour la nouvelle année 2016?

De belles rencontres et beaucoup d’inspiration pour arriver à remplir tous les mandats d’écriture que j’ai sur la table, ainsi que la santé pour accomplir tout ça.

Pour le blogue, une petite anecdote avant de conclure cette entrevue sur l'écriture des 3 tomes de votre série Les Gardiens des Portes.

Lorsque j’étais adolescente, j’adorais inventer de nouveaux dénouements aux films que j’écoutais, surtout ceux de Star Wars, de Cosmos 1999 et de Battlestar Galactica. Évidemment, je me retrouvais à l’intérieur de ces récits. C’est comme ça que j’ai commencé à prendre goût à l’écriture. De plus, à cette époque, j’étais très mauvaise en français. Je n’aurais jamais cru alors qu’un jour j’écrirais des romans lus par autant de personnes. Comme quoi la vie nous réserve parfois de bien étranges surprises… ;-)

Merci beaucoup Sonia pour toutes ses belles réponses. C'est un plaisir d'avoir fait votre connaissance, un énorme coup de cœur pour la femme que vous êtes.

Merci à vous aussi,

Sonia

Clin d’œil sur le 4e tome (dernier volet de « Les gardiens des portes ») Tous les personnages principaux et certains secondaires se retrouveront dans ce dernier volet pour l’affrontement final avec Abaddon (l’ange de l’apocalypse) et ses sbires.

De plus, les trois clés de voûte (Abbygaelle, Alicia, Amélie) seront ramenées dans le passé à un moment critique dans la vie de leurs gardiens (Marcus, Keith, Logan). Là, elles seront confrontées à leur destin…

D'une histoire à l'autre

 

SÉRIE D’ENTREVUES AU SILQ, ÉDITION 2016 : DES AUTEURS CHEVRONNÉS ME PARLENT DE LEUR PROCESSUS DE CRÉATION ET DE LEUR NOUVEAUTÉ EN LIBRAIRIE OU À VENIR!

par Shirley Noel, Info-Culture.biz

Le 17 avril 2016

 

Le salon international du Livre de Québec qui s’est déroulé du 13 au 17 avril 2016, m’a permis de rencontrer quelques auteurs prolifiques pour connaître leur processus d’écriture ainsi que d’en savoir plus sur leurs nouveautés.

Sonia Alain auteure des livres Les gardiens des portes ( AdA) une série fantastique en plusieurs tomes et Annabel et Max adultes consentants (les Éditeurs réunis) un thriller érotique, à la fois terrorisant et affriolant.

Vous avez écrit dans le style roman historique et aussi série fantastique, avec cette série de livres très populaire les gardiens des portes. Et là vous avez décidé de changer de style pour y aller avec un thriller érotique. C’est plutôt rare. Pourquoi vous lancer dans ce nouveau style?

« En fait, c’est une commande que j’ai eue. Les éditeurs Réunis avaient publié ma romance historique et comme dans mes romans j’ai toujours un volet érotique, ils ont pensé à moi pour écrire ce projet de roman érotique. Alors, c’était tout nouveau pour moi de partir d’une ligne directrice, un synopsis et même le titre du livre. J’ai donc eu à bâtir l’histoire et broder autour du synopsis. C’était un challenge que j’ai accepté. Et au fil de l’histoire que j’ai racontée, je me suis laissée transporter par ces personnages et j’ai complètement dévié du volet initial qu’on m’avait demandé. J’ai suivi l’instinct de mes personnages et c’est là qu’ils m’ont amené. Alors, c’est pour ça que le côté thriller, policier est plus présent que prévu dans ce roman. »

Et ce fut difficile?

« C’était tout un défi que de partir d’une histoire qu’on a pas d’abord mijoté nous-mêmes. Mais j’avais un double défi aussi, car c’était un roman contemporain, sans portion fantastique, ni historique. Alors, je suis sortie de ma zone de confort pas mal. Et j’ai eu à pousser le volet érotique assez loin pour l’amener du côté assez dark, c’était tout un défi. Au final, j’ai bien aimé faire ça. C’est un autre genre que je pourrai me permettre d’écrire ultérieurement j’imagine. »

Où trouvez-vous l’inspiration pour vos romans en général?

« Je suis une personne très passionnée par l’histoire, le moyen âge, les civilisations. J’ai toujours aimé lire des romans sur ces sujets-là. J’aime beaucoup aussi les mythes, les légendes, le mystère, alors comme ça me passionne, cela allait de soit que je me lance dans l’écriture de ce genre-là. Donc, je m’inspire de tout ce que je lis. »

Avez-vous un rituel d’écriture, un plan à suivre?

« Oui, je sais ce que chaque tome aura en général dedans. Je connais le début et la fin aussi. Mais je ne suis pas du genre à faire un plan précis. Je sais où je commence, où je veux aller et comment ça doit finir. Et souvent je me laisse transporter par mes personnages et leurs histoires. J’y vais à l’instinct.»

Parle-moi de ta série Les gardiens des portes. Est-ce que tu avais prévu 4 tomes dès le départ?

« J’avais prévu que la série aurait 4 tomes. Les trois premiers tomes, ce sont vraiment l’histoire des trois couples. Donc, pour les trois filles, cela part de la même scène. Cela les amène vers trois directions différentes et vers trois hommes différents, leur gardien respectif. Et je savais que dans le quatrième tome, tout le monde se retrouverait ensemble pour la conclusion finale, car il y a un lien qui les unit et ce sera l’aboutissement dans ce dernier tome. »

Avez-vous d’autres projets?

«Oui, je suis débordée. Chez ADA, ils ont déjà en main le tome 1 de ma prochaine romance historique et je travaille sur le tome 2 également pour le publier en même temps. Je termine également le tome 4 des Gardiens des portes pour finaliser cette série. J’ai aussi à retravailler ma précédente série romance historique qui sera publiée en format pochette. Une chance que je peux me permettre d’écrire à temps plein.»

Voici mon appréciation de son dernier roman :

http://info-culture.biz/2016/03/26/le-roman-annabel-et-max-adultes-consentants/#.VwOpg2f2bcs

Info-Culture.biz

 

Un bel hommage des élèves à nos artistes

par Christian Gonzalez, Talents d'ici

Le 29 mai 2016

 

C’est dans le cadre des Grandes retrouvailles du 50e de la Cité-des-Jeunes qu’avait lieu le 28 mai dernier le vernissage d’une exposition en hommage aux anciens de l’école devenus artistes, peintres, sculpteurs ou encore auteurs. En levant les yeux au plafond, certains d’entre eux ont pu découvrir avec émotion leur portrait, réalisé par des élèves de la section arts plastiques de l’école alors que d’autres pouvaient découvrir leurs œuvres, revisitées pour l’occasion sous la thématique "À la manière de…"

Ce fut en tous cas la preuve que notre belle région regorge de talents - dont certains de renommée internationale - et que la relève est bien en marche ! Suzie Caron, enseignante en arts plastiques à l'École secondaire de la Cité-des-Jeunes semblait très fière du travail réalisé par ses jeunes élèves… Elle a de quoi !

Talents d'ici

 

Face à face avec une auteure

par Céline, site Les mille et une pages de L. & M.

Le 19 juillet 2016

 

Madame Sonia Alain, en face-à-face avec Céline.

Merci Sonia pour ce petit moment passé en notre compagnie!

Céline Boisjoly : Vous allez bien?

Sonia Alain : Très bien! Et vous?

Céline Boisjoly : Pour ma deuxième questions, par qui est-ce que tu fais lire ton roman avant de le faire publier?

Sonia Alain : J'ai quatre bêta-lectrices qui lisent chacune leur tour mes chapitres.

- Deux sont chroniqueuses littéraires –

- Une fait déjà ce travail pour d'autres auteurs –

- Une fait ce type d'ouvrage dans le cadre de son travail. Je suis très chanceuse, car ce sont quatre femmes en or qui font un travail remarquable sur mes romans. :-)

Céline Boisjoly : C'est vraiment super pour elles d'avoir le privilège de lire vos livres avant la sortie

Sonia Alain : Elles sont très impliquées et nous avons une belle relation, ce qui est génial. :-)

Céline Boisjoly : C'est le fun dans ce temps-là!

Sonia Alain : Oui :D

Céline Boisjoly : Combien de temps que cela t'a pris pour écrire ton premier livre?

Sonia Alain : " Le masque du Gerfaut" m'a pris 5 ans.

Céline Boisjoly : Et! Misère!!

Sonia Alain : Hi! Hi! Hi! Il y avait beaucoup de recherche, et je n'étais pas aussi organisée qu'aujourd'hui. De plus, je n'avais pas l'aisance à écrire et à me structurer qu'aujourd'hui. ^_^

Céline Boisjoly : oui! C'est vrai aussi qu'avec l'internet aujourd'hui, ça va un peu mieux pour faire des recherches

Sonia Alain :En effet, Mes enfants étaient plus jeunes aussi et je travaillais à temps plein.

Céline Boisjoly : Est-ce que tu étais très nerveuse lorsque tu as soumis ton premier livre à une maison d'édition?

Sonia Alain : Oh oui!!! Questionnement, hésitation, doute font partie du processus.

Surtout que la réponse tardait. Après plusieurs mois d'attente, j'ai reçu un appel téléphonique de l'éditeur m'expliquant que mon manuscrit avait glissé derrière une étagère et qu'ils venaient de le retrouver, d'où le délai de réponse. ;-)

Sonia Alain : De plus, mon mon manuscrit avait été refusé par six maisons d'édition avant d'être accepté pas vlb éditeur.

Céline Boisjoly : Misère!! Dans un sens, une chance pour toi qu'il aye fait du ménage, sinon, tu aurais attendue très longtemps!​

Céline Boisjoly : Est-ce que tu travailles sur un nouveau livre présentement?

Sonia Alain : Cet été, je dois retravailler les trois premiers romans que j'ai écrits ("Le masque du gerfaut" et les deux tomes de "L'amour au temps de la Guerre de Cent Ans").

Je dois aussi écrire une nouvelle de 30 pages environ pour un recueil en France.

Puis, je dois aussi avancer le tome 4 de ma série "Les gardiens des portes".

Céline Boisjoly : Oh! Beaucoup de travail en perspective!! Tu vas avoir un été bien remplie!

Sonia Alain : J'ai oublié de mentionner que si je dois retravailler mes trois premiers romans, c'est parce qu'ils seront republié en format poche. ^_^

Un été bien chargé en effet!

Céline Boisjoly : Oh! Wow! C'est une bonne nouvelle ça!!

Sonia Alain : Une très belle nouvelle, car enfin, mes trois romans seront sous une même bannière (Éditions Pochette), sous le même titre ; La Dame de Knox.

Malheureusement, à l'époque, ma série avait été séparé et publié dans deux maisons d'édition séparée.

Céline Boisjoly : Est-ce que les personnages de tes romans sont inspirés par des gens que tu as connus? ou, ce sont vraiment des personnages venus de ton imagination?

Sonia Alain : Des personnes secondaires et tertiaires sont parfois réelles. Surtout dans mes romans d'époque.

Pour ce qui est des personnages principaux, il s'agit toujours de personnes sorties tout droit de mon imaginaire pour me permettre d'agir à ma guise.

Cependant, je peux dire que la noblesse d'âme de mes personnages principaux masculins vient de celle de mon époux. De plus, l'amour puissant qui unit mes deux personnages dans mes romans prend sa source dans ma vie amoureuse. ^_^

Parfois, il m’arrive de donner des traits de caractère, des souvenirs, des expériences, des peurs qui m'appartiennent à mes personnages féminins. De plus, leur prénom commence toujours par une "A" (Anne, Abbygaelle, Alicia, Amélie, Annabel, Adélaïde) en référence à mon nom de famille ; Alain. ;-)

Céline Boisjoly : wow!! C'est merveilleux de voir qu'après plusieurs années de mariage, votre époux vous inspire autant d'amour pour être capable de le retranscrire dans vos livres!! C'est une belle richesse que vous avez et avec vos 3 enfants!!

Sonia Alain : Oui! Je suis très chanceuse et choyée! :-)

Céline Boisjoly : )A quel âge as-tu réalisé que tu voulais devenir écrivaine?

Sonia Alain : Déjà adolescente, je m'amusais à réécrire les fins des films que je voyais. Je m'impliquais aussi dans ces histoires. ^_^

Céline Boisjoly : ok! Qu'est-ce que tu trouves le plus difficile lorsque tu es en période d'écriture?

Sonia Alain : L'été, car durant cette période, mes adolescents sont à la maison (et non plus à l'école), avec une multitude de demande. ;-) C'est plus difficile pour moi d'écrire dans cette période, car je dois sans cesse sortir de ma bulle et laisser en plan mon travail pour répondre aux besoins de mes jeunes. ^_^ Je perds souvent le fil de mes idées dans ce moment-là...

Céline Boisjoly : Oui! Je comprend!! Je vis la même chose avec les miens!! Je suis à veuille de poser une affiche "taxi" sur le toit de mon auto!!

Sonia Alain : Hi! Hi! Hi! Je connais! ;-)

Céline Boisjoly : Est-ce que tu lis Sonia?

Sonia Alain : Énormément :D

Céline Boisjoly : Quel genre de livres aimes-tu?

Sonia Alain : Exactement ce que j'écris! ^_^- Romance historique - Romance fantastique - Romance érotique

Céline Boisjoly : D'accord! Lorsque tu "peux" écrire en toute tranquilité, est-ce que tu as une routine?

Sonia Alain : Oui - Le matin en me levant, je m'occupe des messages, de la finalisation de mes contrats de conférence et de l'Internet; le temps que les enfants partent pour l'école. - Ensuite, je me mets à l'écriture ou la relecture en écoutant de la musique pour me mettre dans l'ambiance. - Puis, en fin de journée (lorsque les enfants reviennent), je retranscris ce que j'ai écrit à la main, fait de la correction, de l'Internet jusqu'à l'arrivée de mon époux.

Céline Boisjoly : Misère! C'est des bonne journées que tu fais!

Sonia Alain : En effet Je suis devant mon ordinateur vers 7h30 le matin et le quitte vers 18h-18h30.

Céline Boisjoly : ok! :)Comment est-ce que tu te sens lorsque tu écris le dernier mot de ton livre?

Sonia Alain : Soulagée et triste

Céline Boisjoly : Ok!! Car tu te sépares de tes personnages pour la dernière fois!

Sonia Alain : En effet! Il est très difficile de faire mes adieux à mes personnages. ^_^Je m'attache à eux...Je leur donne vie d'une certaine façon, et ensuite, ils disparaissent...

Céline Boisjoly : Ben non! Ils ne disparaissent pas!! Ils réaparaissent chez-nous! ;)

Sonia Alain : C'est pourquoi je suis si contente de retravailler sur mes trois premiers romans et de retrouver Anne et Joffrey. ^_^Oui, c'est exact! Ils deviennent ensuite réels pour vous... :-)

Céline Boisjoly : Exactement!

Céline Boisjoly : Pour ma dernière question, est-ce que les contacts par Facebook avec tes lecteurs sont importants pour toi?

Sonia Alain : Ça me fait toujours chaud au cœur lorsque des lecteurs me demandent d'écrire de nouvelles histoires avec mes personnages, car ils veulent encore les avoir avec eux.

Céline Boisjoly : Oui! Ca prouve que tu as réussis à toucher les gens par tes livres!! J'ai lu Annabel et Max et je dois dire que c'est venu me chercher. Je n'ai jamais été aussi inquiète pour Annabel, tellement que je n'osais plus continuer à lire!! ;)

Sonia Alain : Hi! Hi! Hi! "Annabel et Max" est vraiment particulier, car c'était une commande spéciale de ma maison d'édition et tout un défit à relever. Je suis bien contente du résultat.

Sonia Alain : Le contact par Facebook est vital! C'est un moyen fantastique pour communiquer directement avec eux, qu'ils soient du Québec, ou même de l'Europe. Il n'y a plus de barrières.

J'aime jaser avec mes lecteurs, répondre à leurs questions. C'est génial lorsque ceux-ci poste des photos.

Céline Boisjoly : Oh! Que oui! Tu as bien raison d'être fière!! :)

Sonia Alain : Merci

Céline Boisjoly : C'était ma dernière question Sonia!! Je suis super contente d'avoir pu jaser avec toi!! Tu es vraiment gentille et patiente

Sonia Alain : Ça me fait plaisir, Céline! :-) Si tu as le goût de jaser à nouveau, n'hésites pas! :-)

Merci Lynda et Céline pour cette belle visibilité et d'avoir pensé à moi! C'est très apprécié! :-)

Sonia Alain : Je vous souhaite à toutes les deux un bel été! :-)

Un gros merci à Céline Boisjoly et à son invitée pour ce petit coup d’œil du côté de Sonia Alain.

Les Mille et une pages de L. & M.

VENEZ DÉCOUVRIR MON AUTEUR CHOUCHOU

par Au-delà des mots

Le 1er août 2016

 

Je suis très heureuse de vous présenter ma toute première auteure chouchou !

Pour cette première journée, afin de vous faire connaître un peu plus madame Sonia Alain je vais vous dévoiler sa réponse à l’une de mes questions !

Sonia, comment avez-vous su que vous vouliez devenir écrivaine ?

En fait, je l’ignorais. Écrire a toujours été un rêve que je caressais. Je m’amusais adolescente à réinventer des fins à des films que j’avais vues. Toutefois, ce n’est qu’au début de la trentaine que j’ai commencé à écrire plus sérieusement.

Quand mon premier roman « le masque du gerfaut » a été publié, je ne croyais pas alors que j’en ferais un métier à temps plein.

C’est lorsque ma série « les gardiens des portes » a été publiée, et que j’ai eu d’autres contrats avec ma maison d’édition, que j’ai compris que mon rêve se réalisait.

Tant qu’à moi je suis très heureuse que vôtre rêve ce soit réalisé !

Rien de plus a ajouter que :

poursuivez votre rêve madame Alain ! Nous sommes tous très heureux et très chanceux de vous compter parmi nos auteurs québécois !

Au-delà des mots

 

VENEZ DÉCOUVRIR MON AUTEUR CHOUCHOU

par Au-delà des mots

Le 2 août 2016

 

1-Le masque du gerfaut paru en 2009 et édité aux éditions VLB

2-L’amour au temps de la guerre de cent ans tome 1 : La tourmente paru en 2012 et édité par les éditeurs réunis

3-L’amour au temps de la guerre de cent ans tome 2 : L’insoumission paru en 2013 et édité par les éditeurs réunis

4- Les gardiens des portes tome 1 : Abbygaelle parut en 2014 et édité par les éditions ADA

5- Les gardiens des portes tome 2 : Alicia paru en 2014 et édité par les éditions ADA

6- Les gardiens des portes tome 3 : Amélie paru en 2015 et édité par les éditions ADA

7- Annabel et Max adultes consentants paru en 2016 et édité par les éditeurs réunis

Question posé a Sonia Alain :

Vers quel genre voulez vous vous tournez pour votre prochain livre ou série ? Avez vous déjà une petite idée ?

  • En premier, il me faut terminer le tome 4 de ma série « Les gardiens des portes ».
  • J’ai une nouvelle série qui sort à l’automne. Il s’agit d’une romance historique. Il me faudra aussi écrire le tome 3 de cette série.
  • J’aimerais également écrire un autre thriller-érotique du genre d’Annabel et Max.
  • Finalement, j’ai un contrat pour écrire une série fantastique en 4 tomes avec ma maison d’édition.
  • On verra par la suite… ;-)

Au-delà des mots

 

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par Au-delà des mots

Le 4 août 2016

 

Sonia nous explique ce qui s’est passé !

Ce qui est arrivé, c’est qu’à l’époque j’ai dû changer de maison d’édition en cours de route, et ma trilogie a alors été séparée.

Grâce aux Éditions Pochette (une filiale d’AdA), ma trilogie sera enfin publiée sous un même titre, d’où « La Dame de Knox » De plus les trois romans (Le masque du gerfaut, et les 2 tomes de L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans) seront bonifiés dans la nouvelle version format poche intitulée « La Dame de Knox

Étant donné que « Le masque du gerfaut » était mon premier roman, il nécessitait beaucoup d’ajustements, et j’ajouterai aussi une nouvelle scène à la fin. De plus, le début du premier tome de « L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans » doit être modifié, car à l’époque j’avais dû faire des ajustements au texte original pour le rendre indépendant du masque du gerfaut.

J’ai mis « Le masque » comme sous-titre du tome 1 de « La Dame de Knox », et j’ai gardé les deux sous-titres (La tourmente et L’insoumission) des 2 tomes de « L’amour au temps de la Guerre de Cent Ans » pour les tomes 2 et 3 afin de faire un petit clin d’œil aux premières versions en grands formats.

C’est vraiment un bonheur pour moi de retrouver enfin ma trilogie comme elle se devait d’être initialement.

***C’ est également un bonheur pour moi ! J’aimerais beaucoup découvrir cette trilogie ! Mais je vais attendre les nouveaux :D**

Au-delà des mots

 

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par Au-delà des mots

Le 9 août 2016

 

Un peu d’explication de notre auteure chouchou !

À plus d’une occasion. Dans ce temps-là, je fais d’autres recherches, je relis le début du roman, et la plupart du temps, l’inspiration me revient.

Écrire, c’est une gymnastique qui demande de s’entrainer régulièrement. Le plus catastrophique pour moi, c’est lorsque je recommence à écrire après une longue période d’arrêt (après des vacances par exemple), car à ce moment-là, mon cerveau est comme endormi et tarde à reprendre…

J’avoue que ce ne doit pas être évident ! Je me sens un peu comme ça quand j’essaye d’écrire un texte et que ça fait longtemps que je n’ai rien écrit ! on dirait que mon cerveau est en gibelotte hihi !

Au-delà des mots

 

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par Au-delà des mots

Le 11 août 2016

 

Pourquoi ???

Est ce que le nom de vos personnages ont un sens pour vous ou ils viennent seulement de votre imagination ?

Tous les prénoms féminins de mes héroïnes commencent par « A » (Anne, Abbygaelle, Alicia, Amélie, Annabel, Adélaïde, Arianna), pour faire un lien avec mon nom de famille « Alain ».

Pour les prénoms de mes héros, je les choisis avec soin pour qu’ils cadrent bien avec la personnalité de chacun.

Au-delà des mots

 

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par Au-delà des mots

Le 11 août 2016

 

Quel est la saison favorite de Sonia Alain ?

J’adore l’été, même si c’est une période moins facile pour moi pour écrire avec mes adolescents à la maison.

J’aime ouvrir ma fenêtre le matin et écouter le chant des oiseaux, sentir la brise sur mon visage, relire mes chapitres à l’extérieur.

Quel est son moment préféré de la journée pour écrire ?

Le matin et le début d’après-midi. En fin d’après-midi, j’en profite pour recopier à l’ordinateur ce que j’ai écrit en début de journée.

En moyenne, combien de temps prenez-vous pour terminer un roman ?

Maintenant, environ 6 mois. Cela dépend si c’est un nouveau sujet de roman ou la suite d’un autre, car le temps de recherche n’est pas le même.

Au-delà des mots

 

Un petit jeu auquel je me suis livrée pour Ma Bulle Lecture

Un petit jeu auquel je me suis livrée pour Ma Bulle Lecture

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par Au-delà des mots

Le 25 août 2016

 

À l’époque, lorsque j’étais adolescente, j’adorais la série « Angélique » d’Anne Golon. J’avais lu tous les romans de la série, et je ne me lassais pas de réécouter les films qui avaient été faits. D’ailleurs, encore aujourd’hui, je les écoute souvent. ^_^

Le personnage de Joffrey de Peyrac dans cette histoire me fascinait… à ce point tel, que lorsque j’ai écrit mon premier roman, j’ai prénommé mon personnage « Joffrey ».

Tout comme Joffrey de Peyrac dans Angélique, je voulais que mon personnage soit mystérieux, indépendant, en butte avec la royauté, puissant, etc. Bref, c’est Joffrey de Peyrac qui m’a influencé pour l’ébauche de mon personnage « Joffrey De Knox ».

Au-delà des mots

 

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par Au-delà des mots

Le 26 août 2016

 

Comment vous est venue votre inspiration pour la série : Les gardiens des portes

J’ai toujours aimé les légendes et les mythes, tout comme la culture celtique et l’époque romaine. D’où l’idée d’écrire du fantastique. Puis, je trouvais intéressant le principe d’écrire l’histoire de trois personnages différents, tout en gardant un lien entre eux.

Utilisez-vous un plan lorsque vous écrivez ?

J’ai une idée générale. Je sais comment débutera mon histoire, comment elle devrait terminer. De plus, je sais les éléments que je dois intégrer dans l’histoire, mais c’est tout.

Pour ma part, je fais énormément de recherche au début, puis j’utilise cette information pour nourrir mon récit.

J’aime me laisser guider par mon récit et mes personnages.

Quand vous commencez un livre, est ce que vous savez déjà comment il va se terminer ?

J’en ai une bonne idée, mais il arrive souvent que la fin change en cours d’écriture.

Est ce que ca vous est déjà arrivé de lire un livre et de vous dire : J’aurais donc du avoir cette idée la ?

Probablement… ;-)

Et pour terminer, que pensez vous du livre numérique ?

C’est une bonne idée, comme la musique numérisée. Toutefois, il y a un revers à la médaille et c’est le téléchargement gratuit. C’est très décourageant de voir sur le web des offres de téléchargement gratuit de mes romans.

Très peu d’auteurs vivent de leur plume et c’est d’autant plus vrai au Québec. C’est vraiment désolant de voir qu’on ne recevra pas le montant qui devrait nous revenir parce que des gens téléchargent gratuitement.

C’est pour cette raison que je suis mitigée face au numérique. Toutefois, je suis consciente que c’est très pratique pour les gens en voyage, ou ceux qui ne désirent pas se retrouver avec une tonne de livres papier.

 

Un grand merci à Sonia Alain de m’avoir accordé du temps ! Je suis très heureuse d’avoir partagé sur vous avec les fans de ma page !

Au-delà des mots

 

INTERVIEW DE SONIA ALAIN

Par Stephanie, du blogue « I Love Books »

Le 24 février 2017

 

Avez-vous un rituel d’écriture ?

Oui.

J’ai une préférence pour écrire le matin et en début d’après-midi, soit dans mon bureau ou dans ma pièce de lecture.

J’écoute en boucle une musique d’ambiance qui est en lien avec mon roman.

J’écris toujours à la main dans un cahier avec le même crayon mine (pousse-mine). Puis, je retranscris le tout à l’ordinateur.

J’ai toujours un verre d’eau avec moi.

 

Comment trouvez-vous l’inspiration ?

Étant donné que je me passionne pour l’histoire (Moyen Âge, époque romaine, etc.) et que j’aime beaucoup les légendes et les mythes, je suis très inspirée par ces sujets.

Écrire un roman est toujours un long processus, combien de temps avez-vous mis pour terminer Annabel et Max adultes consentants ?

Annabel et Max m’a pris 6 mois en tout (de la présentation du projet par ma maison d’édition à la remise du manuscrit)

 

Ce sans quoi vous ne pourriez pas écrire ?

Le plaisir d’écrire, la passion de mes sujets, et mon crayon mine (pousse-mine spécifique).

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur vos autres projets littéraires ?

Je dois d’abord terminer d’écrire le tome 4 de ma série « Les gardiens des portes », puis ensuite écrire le tome 3 de ma série « D’amour et de haine ».

Lorsque j’aurai terminé ces deux séries, j’ai un autre projet d’écriture, soit une romance historique en 3 tomes.

 

Comment en êtes-vous arrivés à ce titre ?

C’était le titre choisi par la maison d’édition. Il est à noter que mon roman « Annabel et Max, adultes consentants » était une commande spéciale de ma maison d’édition « Les Éditeurs Réunis ».

 

En quelques mots, pouvez-vous décrire vos autres séries également ?

Ma série fantastique « Les gardiens des portes » est en 4 tomes. Nous y retrouvons 3 jeunes femmes (mes clés de voûte), ainsi que leurs gardiens respectifs (3 hommes au passé sombre). Les trois premiers tomes racontent l’histoire de chacune des filles avec leurs gardiens. Dans le 4e tome, tous les personnages se retrouvent pour la conclusion. Mystère – Magie noire – Légendes – Action – Suspenses – Romance – Fantastique – Sexy – Démons – Monde fantastique

Ma série historique « D’amour et de haine » est en 3 tomes. Nous sommes en 1914 à bord de l’Empress of Ireland (un bateau luxueux) au moment de son naufrage. Nous suivons l’histoire d’Adélaïde et d’Aidan tout au long des trois tomes, leurs attirances, leurs déchirements… Tous les deux sont indéniablement attirés l’un vers l’autre, mais refusent de se soumettre à cette attraction. Romance – Action – Suspense – Histoire – Déchirement – Sexy – Émotion

Ma série historique « La dame de Knox » sera en 3 tomes. Nous sommes au Moyen Âge en 1350, en pleine guerre de Cent Ans. Anne, une jeune noble se voit contrainte d’épouser un traitre à la couronne de France. Joffrey est un être sanguinaire, dur, et sans pitié, qui n’hésite pas à trahir la France au profit de l’Angleterre pour s’enrichir. Nous suivons l’histoire d’Anne et de Joffrey tout au long des trois tomes, leurs espoirs, les trahisons qu’ils subissent, leurs déchirements… Romance – Action – Suspense – Histoire – Déchirement – Sexy – Émotion

 

Êtes-vous lectrice ? Si oui, qui sont vos auteurs préférés ?

Une grosse lectrice !

Anne Golon

Stephanie Laurens

Marion Zimmer Bradley

Karen Marie Moning

 

Comptez-vous dans le futur venir en France pour rencontrer vos lecteurs francophones ?

J’aimerais beaucoup ! Il reste à voir quand cela sera possible.

 

Quels conseils donneriez-vous à des aspirants écrivains ?

Prendre le temps de fignoler votre manuscrit avant de l’envoyer à une maison d’édition.

Le relire plusieurs fois, le travailler comme il faut avec Antidote.

Puis le faire relire à au moins deux personnes qui pourront vous apporter un regard critique sur votre récit.

 

Un dernier mot ?

Croyez en vos rêves… Qui sait où ceux-ci peuvent vous porter…

 

Bonne lecture à tous !!

I Love Books

 

EN APPRENDRE PLUS SUR SONIA ALAIN

Par Pause Lecture

Le 28 mars 2017

 

Sonia Alain est une auteure de romans. Son plus récent livre est La dame de Knox, une romance historique. (crédit photo : Sylvain Hamel)

 

Écrivaine québécoise née à Matane. Elle a été éducatrice et formatrice dans le domaine des CPE, puis chargée de cours et superviseur de stages au Collège Édouard-Montpetit. Elle a été chroniqueuse pour un magazine et est actuellement relationniste pour Les Ateliers du Petit Prince.

 

ENTREVUE

 

Q- En quelques mots, dites-nous pourquoi on devrait lire La dame de Knox ?

R- Pour être transporté dans une belle romance riche en émotions fortes.

 

Q- Avez-vous un livre dont vous êtes particulièrement fière et pourquoi ?

R- D'amour et de haine (Quand tout bascule) - car il porte sur un sujet qui me tenait à cœur, soit le naufrage de l'Empress of Ireland dans l'embouchure du fleuve Saint-Laurent en 1914.

 

Q- Avez-vous un rêve d'écrivain ?

R- Oui, celui de voir l'un de mes romans adaptés sur écran.

 

Q- De quoi êtes-vous le plus fier dans vos accomplissements ?

R- La publication de mes romans et le fait qu'ils soient appréciés en Europe.

 

Q- Si vous pouviez changer de vie pour 24h avec celle d'un de vos personnages, qui choisiriez-vous et pourquoi ?

R- Anne de Knox - car l'histoire se déroule à l'époque du Moyen Âge et que cette période de l'histoire m'a toujours fasciné.

 

Q- Qu'aimez-vous le plus dans le métier d'écrivain ?

R- L'écriture, les rencontres avec les lecteurs.

 

Q- Quel est votre premier souvenir de lecture ou le premier livre qui vous a donné la piqure ?

R- La série "Angélique" de Anne Golon.

 

Pause Lecture